‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées de Voltaire (volume 2)Chapitre 21 sur 174 · LES FINANCES · texte numérisé non relu

LES FINANCES

Quand Terrai nous mangeait, un honnête bourgeois, Lassé des contre-temps d’une vie inquiète ,

Transplanta sa famille au pays champenois :

Il avait près de Reims une obscure retraite ; I

Son plus clair revenu consistait en bon viu.

Un jour qu’il arrangeait sa cave et son ménage,

Il fut, dans sa maison , visité d’un voisin,

Qui parut à ses yeux le seigneur du village :

Cet homme était suivi de brillants estafiers,

Sergents de la finance habillés en guerriers.

(i) Jolie Genevoise qui, après avoir fait divorce avec Rillet son mari, homme d’esprit, mais uu peu bizarre, avait épousé M. de Florian , gentilhomme de Languedoc , alors veuf d’une nièce de M. dfl Voltaire.

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