‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées de Voltaire (volume 2)Chapitre 78 sur 174 · A M. LEFEBVRE · texte numérisé non relu

A M. LEFEBVRE

En réponse à des vers qu’il avait envoyés à l'auteur.

N’attends de moi ton immortalité,

Tu l’obtiendras un jour par ton génie;

N'attends de moi ta première santé,

Ton protecteur, le dieu de l’harmonie,

Te la rendra par son art enchanté.

De tes beaux jours la fleur n’est point flétrie;

Mais je Poudrais de tes destins pervers,

En corrigeant l'influence ennemie,

Contribuer au bonheur d’une vie Que tu rendras célèbre par tes vers.

Page 1