‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées de Voltaire (volume 2)Chapitre 89 sur 174 · RÉPONSE · texte numérisé non relu

RÉPONSE

On m’a conté (l’on m’a menti peut-être)

Qu’Apcllc un jour vint entre cinq et six ,

Confabuler chez son ami Zeuxis;

Mais ne trouvant personne en son taudis,

Fit, sans billet, sa visite connaître.

Sur un tableau par Zeuxis commencé,

Un simple trait fut hardiment tracé.

Zeuxis revint : puis en voyant paraître Ce trait léger et pourtant achevé,

Il reconnut son maître et son modèle.

Ne suis Zeuxis, mais chc^moi j’ai trouvé Des traits formés de la main d’un Apelle.

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