‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées, de Voltaire (volume 3)Chapitre 119 sur 175 · A MADAME BU BOCAGE · texte numérisé non relu

A MADAME BU BOCAGE

J'avais fait un vœu téméraire

De chanter un jour à la fois

Les grâces, l'esprit, l'art de plaire,

Le talent d'unir sous ses lois

Les dieux du Pinde et de Cythère :

Sur ce,t objet fixant mon choix ,

(*) Roi était chevalier de Saint-Michel.

3o2 POÉSIES K&LÉES.'

Je cherchais ce rare assemblage t Nul autre ne put me toucher ; Mais je vis hier du Bocage , Et je n'eus plus rien à chercher.

A M. DE tA BRUÈRE.

L'amour t'a prêté son flambeau; Quinault, son ministre fidèle, T'a laissé son plus doux pinceau.

Tu vas jouir d'un sort plus beau Sans jamais trouver de cruelle , Et sans redouter un Boileau.

cm.

ÉPIGRAMME

Sur Boyer, théatin, évéque de Mirepoi*, qui aspirait an

cardinalat.

En vain la fortune s'apprête A t'orner d'un lustre nouveau ; Plus ton destin deviendra beau , Et plus tu nous paraîtras bête.

Benoît donne bien, un ch.apeau ? Mais il ne donne point de tête.

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