‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées, de Voltaire (volume 3)Chapitre 120 sur 175 · A M. DE VERRIÈRE · texte numérisé non relu

A M. DE VERRIÈRE

Qui avait adresse à l'auteur une très longue épitre eu' vers. (i3)

Vo u s qu'Apollon admit à ses concerts , Ne me louez pas tant , travaillez mieux vos vers ;

Le plus bel arbre a besoin de culture.

Êmondez ces rameaux confusément épars ; Ménagez cette sève, elle en sera plus pure.

Sachez que le secret des arts Est de corriger la nature.

(i3) Elle fut imprimée en i^36. Dans une note de cette épître, M. de Verrière rapporte que M. de Voltaire , lisant son prétendu por-> trait dans un libelle publié contre lui en i ?35, fit,dana sjon indignation , l'impromptu suivant :

Sais-tu que celui dont tu parles D'Apollon est le favori , * Qu'il est le Quint-Curce de Charles , Et l'Homère du grand Henri ?

3o4 POÉSIES MÊLÉES.

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