A M. LE MARÉCHAL DE RICHELIEU
En lui envoyant plusieurs pièces détachées.
Que de ces vains écrits, enfants de mes beaux jours, La lecture au moins vous amuse ; >
Mais , charmant Richelieu j ne traitez point ma muse Ainsi que vos autres amours ;
Contes, Satires, etc. 30
3o6 POÉSIES MÊLÉES.
Ne l'abandonnez point , elle en sera plus belle , Votre aimable suffrage animera ma voix. Richelieu^ soyez-lui fidèle :
Vous le serez pour la première fois.
A MADAME DE BQCFFLERS, QUI S'APPELAIT MADELEINE. Chanson sur l'air des folies d'Espagne.
Votre patronne en son temps savait plaire; Mais plus de cœurs vous sont assujettis.
Elle obtint grâce, et c'est à vous d'en faire, Vous qui causez les feux qu'elle a sentis.
Votre patronne , au milieu des apôtres , Baisa les pieds de son divin époux :
Belle Boufflers , il eût baisé les vôtres , , Et saint Jean même en eût été jaloux.
ex.
IMPROMPTU
A madame du Châtelet, déguisée en turc, et conduisant au bal madame de Boufflers , déguisée en sultane.
Sous cette barbe qui vous cache , Beau Turc , vous me rendez jaloux :
Si vous ôtiez votre moustache , Roxanc le serait de vous»
A M. DE P.tEEN,
Qui attendait Fauteur chez madame de Graifigny, où Ton
devait lire la Pucelle.
Comment y Ecossais que vous êtes, Vous voilà parmi nos poètes !
Votre esprit es* de tout pays.
Je serai sans doute fidèle Au rendez-vous que j'ai promis ; Mais je ne plains pas vos amis , Car cette veuve aimable et belle Par qui nous sommes tous séduits , Vaut cent fois mieux qu'une pucelle*