‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées, de Voltaire (volume 3)Chapitre 123 sur 175 · A M. LE MARÉCHAL DE RICHELIEU · texte numérisé non relu

A M. LE MARÉCHAL DE RICHELIEU

En lui envoyant plusieurs pièces détachées.

Que de ces vains écrits, enfants de mes beaux jours, La lecture au moins vous amuse ; >

Mais , charmant Richelieu j ne traitez point ma muse Ainsi que vos autres amours ;

Contes, Satires, etc. 30

3o6 POÉSIES MÊLÉES.

Ne l'abandonnez point , elle en sera plus belle , Votre aimable suffrage animera ma voix. Richelieu^ soyez-lui fidèle :

Vous le serez pour la première fois.

A MADAME DE BQCFFLERS, QUI S'APPELAIT MADELEINE. Chanson sur l'air des folies d'Espagne.

Votre patronne en son temps savait plaire; Mais plus de cœurs vous sont assujettis.

Elle obtint grâce, et c'est à vous d'en faire, Vous qui causez les feux qu'elle a sentis.

Votre patronne , au milieu des apôtres , Baisa les pieds de son divin époux :

Belle Boufflers , il eût baisé les vôtres , , Et saint Jean même en eût été jaloux.

ex.

IMPROMPTU

A madame du Châtelet, déguisée en turc, et conduisant au bal madame de Boufflers , déguisée en sultane.

Sous cette barbe qui vous cache , Beau Turc , vous me rendez jaloux :

Si vous ôtiez votre moustache , Roxanc le serait de vous»

A M. DE P.tEEN,

Qui attendait Fauteur chez madame de Graifigny, où Ton

devait lire la Pucelle.

Comment y Ecossais que vous êtes, Vous voilà parmi nos poètes !

Votre esprit es* de tout pays.

Je serai sans doute fidèle Au rendez-vous que j'ai promis ; Mais je ne plains pas vos amis , Car cette veuve aimable et belle Par qui nous sommes tous séduits , Vaut cent fois mieux qu'une pucelle*

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