‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées, de Voltaire (volume 3)Chapitre 128 sur 175 · LA PRINCESSE ULRIQUE DE PRUSSE · texte numérisé non relu

LA PRINCESSE ULRIQUE DE PRUSSE

Depuis reine de Suède.

Souvent un peu de vérité

Se mêle au plus grossier mensonge ;

Cette nuit, dans l'erreur d'un songe ,

Au rang des rois j'étais monté.

Je vous aimais , princesse , et j'osais vous le dire ! Les Dieux à mon réveil ne m'ont pas tout ôté :

Je n'ai perdu que mon empire. ( 1 4)

(i 4) M. de Modère , capitaine au régiment Dauphin, a traduit ainsi ces vers charmants :

Sœpè aliquid vert secum mendacia ducunt • Hdc nocte > in somno , démens, regnare putavi : Te nrdebam , princeps , audebam dicereï Manè Amisi imperium : non abstuiit omnia nu m en.

POÉSIES MÊLÉES. 3l5

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