‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées, de Voltaire (volume 3)Chapitre 167 sur 175 · A M. LE PRINCE DE LIGNE · texte numérisé non relu

A M. LE PRINCE DE LIGNE

Sous un vieux chêne, un vieux hibou.

Prétendait aux dons du génie ; Il fredonnait , dans son vieux trou , Quelques vieux airs sans harmonie :

Un charmant cygue, au cou d'argent, Aux sous remplis de mélodie, Se fit entendre au chat-huant , Et le triste oiseau sur-le-champ Mourut, dit-on, de jalousie.

Non, beau cygne, c'est trop mentir; Il n'avait pas tant de faiblesse :

Il eût expiré de plaisir, Si ce n'eût été de vieillesse.

Contes, Satires, etc. 23"

A M. D'HERMLENCHES,

Baron de Constant , etc. qui avait joué la comédie à Ferney, et chanté des couplets & la louange de l'auteur, sur l'air, Vive la sorcellerie, à la suite d'une petite pièce où il faisait le rôle d'un magicien.

De nos hameaux vous êtes l'enchanteur :

De mes écrits vous voilez la faiblesse ; Vous y mettez, par uu art séducteur, Ce qu'ils n'ont point, la grâce 9 la noblesse. C'est bien raison qu'un sorcier si flatteur Pour son épouse ait une enchanteresse.

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