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Sachez que pour les goAter,
Il faut savoir les quitter,
Les quitter pour les reprendre.
Passez du fracas des cours ,
A la douce solitude :
Quittez les jeux pour l'4tu4e ; *~>
Changez tout hors, vas amours.
D une recherche importun* ,
Que vos cœurs embarrassas
Ne volent point qmpressés
Vers les biens, que la fbrtitne
Trop loin de vqus a places :
Laissez la fleur étrangère
Embellir d'autres climats ;
Cueillez d'une main légère
Celle qui naît sous vos paj.
Tout rang , tout sexe , tout 4ge
Reconnaît la même loi.;
Chaque mortel en partage
A son bonheur ppès de soi.
L'inépuisable nature
Prend soin de la nourriture
Des tigres et des lions , »
Sans que sa main abandonne
Le moucheron qui bourdonne
Sur les feuilles des buissons;
Et tandis que l'aigle altâère , •
S'applaudijudésa carrière
Dans le vaste cha^mp des air* j
La tranquille PhilQJpfc^e .
A sa compagne fidèle
Module ses doux concerts.
u6 «UR. l'usaôe de là vie.
Jouissez donc de la vie, Soit que dans, l'adversité Elle paraisse avilie y Soit que sa prospérité Irrite l'œil de l'envie.
Tout est égal , croyee-rinoi ; On voit souvent plus d'un roi Que la tristesse environne ; Les brillants de la couronne Ne sauvent point de l'ennui :
Ses valets de pied , ses pages , Jeunes, indiscrets, volages, Sont plus fortunés que lui.
La princesse et la bergère Soupirent également ; Et si leur âme diffère, C'est en un point seulement.
Philis a plus de tendresse, Philis aime constamment, Et bien mieux que son altesse. ••• Ah ! madame la princesse , Gomme je sacrifierais * Tous vos augustes attraits Aux larmes de ma maîtresse!
Un destin trop rigoureux A mes transports amoureux Ravit cet objet aimable ; Mais dans l'ennui qui m'accable j Si mes amis sont heureux, Je serai moins misérable.
LE