ROTES. IJ
iomfon grossier, un impertinent dans les trois quarte de son livre, quoiqu'il ait été l'homme le plus savant de son temps, éloquent, plaisant et doué d'un vrai génie. Il n'y a pas sans doute de comparaison a faire entre un père de l'Église très vénérable et fU&elaif ; mais on .peut «es bien demander lequel avait plus d'esprit, et un bas à 1 enveng s est pas une réponse.
* L'homme est mis pour régner , etc.'
Dans le Spectacle de la nature , M. le prieur de Jonvai, qui d'ailleurs est un homme fort estimable, prétend que toutes les bêtes ont un profond respect pour l'homme. Il est pourtant fort vraisemblable que les premiers ours et les premiers tigres qui rencontrèrent les premiers hommes, leur témoignèrent peu de yéne'ration, surtout s'ils avaient Faim.
Plusieurs peuples ont cru sérieusement que les étoiles n'étaient faîtes que pour éclairer les hommes pendant la nuit. Il a fallu bien du temps pour détromper notre orgueil et notre ignorance ; niais aussi plusieurs philosophes, et Platon entre autres, ont enseigné que les astres étaient des dieux. Saint Clément d'Alexandrie et Origène ne doutent pas qu'us n'aient des âmes capables de bien et de mal ; ce sont des choses très furieuses et très instructhïes.
I ¥ar Noé , mon aïeul , etc.
II faut pardonner au lion s'il ne connaissait pas Noé. Les juifs sort t les seuls qui l'aient jamais connu. On ne trouve ce nom chez aucun autre peuple de la terre. Sanchoniathon n'en a point parlé; s'il* eh avait dit un mot, Eusèbe,son abréviateur, en aurait pris un grand avantage. Ce nom ne se trouve point dansieiZencbhYesta de ZoroastrB.iLeSackler, qui en est l'abrégé , ne dit pas un seul mot de Noé. Si quelque auteur égyptien en avait parlé, •Flavien Josepbe ,.qui rechercha si eaacteaîiept tous les passages des livres égyptiens qui pouvaient déposer en iaveur des antiquités de sa nation , se .serait prévalu du témoignage -de ces auteurs. Noé fut entièrement inconnu aux Grecs , et il le fut également aux Indiens et aux Chinois. U n'en est parlé ni d^nsje Veidam, rnj o'ans le Sbasta, ni dans les cinq Kings j et il. est très remarquable que lui et ses aaçôtre* aient été également ignorés du .reste de la terre. ,[
8 De »e toucher jamais y l'homme $on>ùm&fe. - ••')
An éhap. IX de la Genèse, verset 10 et suivant», le Seigneur fett nn pacte avec le» animaux , tant domestiques' <gite dé la oatnpagne. ïi
jfto NOTES.
défend aux animaux de tuer les hommes ; il dit qu'il en tirera vengeance , parce que l'homme est son image. Il défend de même à la race .de Koé de manger du sang des animaux mêlé avec de la chair. Les animaux- sont presque toujours traites dans la loi juive à peu près comme les hommes ; les uns et les autres doivent être également en repos le jour du sabbat (Exod. ch. XXIII). Un taureau qui a frappé un homme de sa corne , est puni de mort ( Exod. chap. XXI ). Une bête qui a servi de succube ou d'incube à une personne est aussi mise à mort ( Levit. chap. XX ). Il est dit que l'homme n'a rien de plus que la béte (Ecclésiaste, chap. III et IX). Dans les plaies d'Egypte les premiers nés des hommes et des animaux sont également frappes (Exod. chap. XXI et .XIII). Quand Jonas prêche la pénitence à Ninive, il £ut jeûner les hommes et les animaux. Quand Josué prend Jéricho, il extermine également les bétes et les hommes. Tout cela prouve évidemment que les hommes et les bétes étaient regardes comme deux espèces du znéms genre. Les Arabes ont encore le même sentiment. Leur tendresse excessive pour leurs chevaux et pour leurs gazelles en est un témoignage assez connu.
9 Par qui fut-il écrit ? etc.
Le grand Newton , Samuel Clarke prétendent que le Pentateuqoe fut écrit du temps de Saûl. D'autres savants hommes pensent que ce fut sous Ozias; mais il est décidé que Moïse en est l'auteur, malgré toutes les vaines .objections fondées sur les vraisemblances et sur la raison qui trompe si souvent les hommes.
10 De mes quarante dents, etc.
Ceux qui ont écrit l'Histoire naturelle auraient bien du compter les
dents des lions; mais ils ont oublié cette particularité aussi-bien
qu'Aristote. Quand on parle d'un guerrier , il ne faut pas omettre ses
armes. M. de Saint-Didier, qui avait va, disséquer à Marseille un lion
«nouvellement venu d'Afrique , s'assura qu'à avait quarante dents.
1 * Oà tu fêlais en paix Magdetène et Lazare ?
Ce lion parait fort instruit > et c'est encore une preuve de l'intelligence des bétes. La Sainte-Baume où se retira sainte Marie-Magdelène est fort connue; mais peu de gens savent à fond cette histoire. La Fleur des saints peut en donner quelques notions; il faut lire son article, tome II de la Fleur des saints, depuis la page 5$. Ce fut Marie-Magdelène à qui deux anges parièrent sur le Calvaire, et à qui notre Sei-
gueur parut en jardinier. Ribadeneira, te savant auteur de la Fleur des saints , dit expressément que si cela' n'est pas dans l'Évangile , la chose n'en est pas" moins indubitable. Elle demeura , dit-il , dans Jérusalem auprès de la vierge Marie avec son frère Lazare , que Jésus avait ressuscité, et Marthe sa sœur, qui avait préparé le repas lorsque Jésus avait soupe dans leur maison.
L'aveugle-né, nommé Célédone, à qui Jésus donna la vue en frottant ses yeux avec un peu de boue , et Joseph d'Àrimathie étaient de la société intime de Magdelène. Mais le plus considérable de Ses amis fut le docteur saint Maximin , l'un des soixante et dix disciples.
Dans la première persécution qui fit lapider saint Etienne , les juifs se saisirent de Marie-Magdelène, de Marthe, de leur servante Marcelle, de Maximin leur directeur, de l'aveugle-né, et de Joseph d'Arimathie.. On les embarqua dans un vaisseau sans voiles, sans rames et sans ma- . riniers ; le vaisseau aborda à Marseille , comme l'atteste Baronius. Do» que Magdelène fut à terre , elle convertit toute la Provence. Le Lazare rat évéque de Marseille ; Maximin eut l'évêché d'Aix ; Joseph d'Àrimathie alla prêcher l'évangile en Angleterre ; Marthe fond? un grand cou- } vent; Magdelène se retira dans la Sainte-Baume, où elle brouta l'herbe toute sa vie. Ce fut là que n'ayant plus d'habité, elle, pria toujours toute , uue ; mais ses cheveux crûrent jusqu'à ses talons, et les anges venaient, la peigner et l'enlever au ciel sept fois par jour, en lui donnant de la. musique. On a gardé long-temps une fiole remplie de son sang , et ses cheveux ; et tous les ans, le jour du vendredi saint, cette fiole a bouilli à vue d'ceiL La liste de ses miracles avérés est innombrable.