‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées, de Voltaire (volume 3)Chapitre 53 sur 175 · LES DEUX SIÈCLES · texte numérisé non relu

LES DEUX SIÈCLES

Mais surtout j&crivèa-en prose poétique ; Dans un style. ampoulé parlez-moi de physique;' Donnez du gigantesque; étourdissez les sots.

Si vous ne pensez pas, créez de nouveaux mots : Et que votre jargon , digne en tout de notre âge , Nous fasse de Racine oublier le langage.

Jadis en sa volière un riche curieux • Rassembla des oiseaux le peuple harmonieux ; Le chantre de la nuit, le serin, la fauvette , De leurs sons enchanteurs égayaient sa retraite ; il eut soin d'écarter les lézards et les rats. Ils n'osaient approcher : ce temps ne dura pas. Un nouveau maître vint; ses gens se négligèrent, La volière tomba; les rats s'en emparèrent ; • Ils dirent aux lézards : Illustres compagnons , Les oiseaux ne sont plus; et c'est nous qui régnons.

1 Otf a déjà vu que Jean- Jacques Rousseau, le Genevois t'avisa d'écrire , dans une lettre à M. l'archevêque de Paris , que l'Europe aurait dû lui élever une statue, à lui Jean- Jacques.

(i) C'était avec l'abbé Joannet que l'abbé Trublet faisait le Journal chrétien. Le récollet Hayer faisait un autre journal avec l'avocat Soret; l'abbé Dinouard et l'abbé Gauchat en faisaient deux autres. Nous avions alors quatre, journaux théologiques.

Contes, Satires, cM. .3

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