‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées, de Voltaire (volume 3)Chapitre 81 sur 175 · DE MADEMOISELLE SALLE · texte numérisé non relu

DE MADEMOISELLE SALLE

De tous les cœurs et du sien la maîtresse , .Elle allume des feux qui lui sont inconnus ; De Diane c'est la prêtresse', Dansant sous les traies de Vénus.

IMPROMPTU

A MADAME LA DUCHESSE DE LUXEMBOURG, Qui devait souper avec M. le duc de Richelieu.

Un dindon tout à l'ail , un seigneur tout à l'ambre ,

À souper vous sont destinés :

On doit, quand Richelieu paraît dans une chambre, Bien défendre son cœur, et bien boucher son ne*.

A MADAME DE

En lui envoyant la Henri ad e.

Mes vers auront donc l'avantage D'attirer vos regards heureux^ Ne pourrai-j e jamais attirer vos beaux yeux Sur l'auteur comme sur l'ouvrage ?

a64 POÉSIES MÊLÉES.

A MADAME DE ***

Oui, Pbilis, la coquetterie Est faite pour vos agréments.

Croyez-moi, la galanterie > Malgré tous les grands sentiments.

Est sœur de la friponnerie.

Vénus versa sur vous tous ses dons précieux : Ce serait être injuste et les mal reconnaître Que de vous obstiner à faire un seul heureux,

Lorsqu'avec vous le monde entier veut l'être. Qu'est-ce que la constance ? un vieux mot rebattu , Des amants ennuyeux languissant apanage ; Mais l'infidélité devient une vertu, Quand on a vos attraits , votre esprit et votre âge.

IMPROMPTU

Écrit sur un cahier de lettres de madame la duchesse du Maine et de M. de la Motte-Houdart , qui avait perdu 1 la vue-

Dans ses filets elle savait vous prendre Sitôt qu'elle se laissait voir :

Un pauvre aveugle aussi ressentit son pouvoir; Je le crois bien , car il pouvait l'entendre.

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