‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées, de Voltaire (volume 3)Chapitre 83 sur 175 · A M. LEFEBVRE · texte numérisé non relu

A M. LEFEBVRE

En réponse à des vers qu'il avait envoyés à l'auteur.

N'attends de moi ton immortalité,

Tu l'obtiendras un jpur par ton génie ;

N'attends de moi ta première santé ,

Ton protecteur, le dieu de l'harmonie ,

Te la rendra par son art enchanté.

De tes beaux jours la fleur n'est point flétrie ;

Mais je voudrais de tes destins pervers,

En corrigeant l'influence ennemie ,

Contribuer au bonheur d'une vie

Que tu rendras célèbre par tes vers.

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