‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées, de VoltaireChapitre 101 sur 142 · CXXXVII. AU ROI DE PRUSSE · texte numérisé non relu

CXXXVII. AU ROI DE PRUSSE

De sein des brillantes clartés,

Et de l’éternelle abondance Dont vous avez la jouissance ,

Trop heureux roi , vous insulte/.

POÉSIES MELÉES.

Mon obscure et triste indigence.

Je vous l’avoue , un bon écrit De ma part est chose très rare ;

Je ne suis qu’un pauvre d’esprit :

Tous m’appelez d’esprit avare ; Mais il faut que le pauvre encor * Porte sa substance au trésor De ces puissances trop altieres; Et le palais d’azur et d’or Reçoit le tribut des chaumières.

CXXXVIU. Aux princesses de Prusse ULRIQUE et AMÉLIE.

S i Paris venait sur la terre Pour juger entré vos beaux yeux ,

Il couperait la pomme en deux ,

Et ne produirait plus de guerre.

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