CXXXIX. AUX MEMES
Pardon , charmante Ulric , pardon , belle Amélie : J’ai cru n’aimer que vous le. reste de ma vie,
Et ne servir qne sous vos lois;
Mais enfin j’entends et je vois Cette adorable sœur dont l’Amour suit les trace? • (i) Ah ! ce n’est pas outrager les trois Grâces Que de les aimer toutes trois.
(i) Madame la margrave de Bareith.
POÉSIES MELÉES.
C XL. Vers qui accompagnaient une branche de laurier cueillie sur le tombeau de Virgile, et envoyée par la margrave de Bareith au roi de Prusse son frere.
Sur l’urne de Virgile un immortel laurier De l’outrage des temps seul a pu se défendre ;
Toujours vert et toujours entier,
Je voulais le cueillir, et n'osais l’entreprendre. Prévenant mon effort, je l’ai vu se plier ,
Et cette voix s’est fait entendre :
« Approche , auguste sœur^lu rival d’Alexandre ; Frédéric de ma lyre est le digne héritier :
J’y joins un nouveau don que lui seul peut prétendre î Déjà son front par Mars fut cinq fois couronné ; Qu’aujourd’hoi par ta main il soit encore orné /• Du laurier qu’ Apollon fit naître de ma cendre.»
CXL I. Sur le départ du roi de Prusse de Potsdam pour Berlin.
J e vais donc vous quitter, 6 champêtre séjour. Retraite du vrai sage , et temple du vrai j uste !
J’y voyais Horace et Salluste , '
J’étais auprès d’nn roi, mais sans être à la cour.
Il va donc étaler des pompes qu’il dédaigne ;
D’un peuple qui l’attend contenter les désirs.
H va donc s’ennuyer pour donner des plaisirs.
Que j’aimais l’homme en lui pourquoi faut il qu’il régné? ’ .
POÉSIES MELÉES. ai3
VW%V^%^i^VV^V^%%V% ( VVVVVVVM.1 WW%.WVW%W