‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées, de VoltaireChapitre 105 sur 142 · CXLVI. A Madame DU BOCAGE · texte numérisé non relu

CXLVI. A Madame DU BOCAGE

En vain Milton, dont vous. suivez les traces, Peint l’âge d’or comme un songe effacé ;

Dans vos écrits , embellis par les grâces ,

On croit revoir un temps .trop tôt passé.

Vivre aveq vous dans le temple des Muses ,

Lire vos vers , et les voir applaudis ^ ■

Malgré l’enfer , le serpent et ses ruses ^ *

Charmante Eglé, voilà le paradis. »

CXLVH. ÉPIGRAMME imitée de l’Anthologie.

-Lj’a ctre jour au fond d’nn vallon Un serpept piqua Jean Fréron.

Que pensez-vous qn’il arriva ?

Ce fut le serpent qui creva.

CXL Vin. SUR OVIDE, CATULLE, ET TIEULLE.

Celui qui fut puni de sa coquetterie ,

Ce maître eu l’art d’aimer, qui rien ne nous apprit , Prodiguait à £orine avec galanterie , •

Beaucoup d’amour et trop d’esprit.

Tibuile , auprès de sa Délie ,

Par des vers euchanteurs exaltait ses plaisirs j Et Catulle vantait, plus vif en ses désirs ,

Dans ses vers libertins les baisers de Lesbie,

216 POÉSIES MELÉES.

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