CXLIV.' A L’iMPÉRiTRICE DE RUSSIE
ÉLISABETH PÈTROWNA,
en loi envoyant un exemplaire de la Henriade, qu'elle avait demandé à l’auteur.
Sémir amis du Nord , auguste impératrice,
Et digne fille de Ninus ; I
Le ciel me dèstinait à peindre les vertus.
Et je dois rendre grâce à sa bonté propice :
Il permet que je vive en ces temps glorieux Qui t’ont vu commencer ta carrière immortelle. '
Au trône de Russie il plaça mon modèle ;
C’est là que j’éleve mes yeux.
CXLV. A M. le maréchai. DE RICHELIEU, après la prise du Port-Malion.
R. iv ad du conquérant de l’Inde,
Tu bois , tu plais , et tu combats -,
Le pampre , le laurier, le myrte suit tes pas.
Tu prends Chypre et Mahon ; mais nous perdons le Pinde. ,
En vain l’Anglais moqueur lançait de toutes parts Sur uu vaisseau musqué les feux et les brocards: Chez nous l’ambre est ami de la fatale poudre;
Tu semais les bons mots, les souris, et la foudre ; L’ironie à tes pieds tombe avec leurs remparts : Leurs chansons t'insultaient ; leurs défaites te vantent. Mais nos rimeurs jaloux profanent tes lauriers. "Veux-tu rendre l’honneur à tes succès guerriers ? Viens siffler tous ceux qui les chantent.
.POÉSIES MELEES. ni 5
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