CLIX. AU ROI DE PRUSSE
- QpAifD Ja triomphante Bellone ♦
Par votre main raffermira Des Césars le funeste trône ;
Quand le Hongrois cultivera,
A l’abri d’une paix profonde,
Du Tokai la vigne féconde ;
Quand par-tout soft vin se boira ;
Qii’en le buvant on cbantera Les pacificateurs du monde.
Mon prince à Berlin reviendra ,
Mon prince à son peuple, qui l’aime , Libéralement donnera Un nouvel et bel opéra Qu’il aura composé lui-même.
Chaque auteur vous applaudira;
Car, tout envieux que nous sommes Et du mérite et d’un grand nom 4 Un poëte est touj ours fort bon 4
A la tête de cent mille hommes.
Mais $ croyez-moi , d’un tel secours "Vous n’avez pas besoin pour plaire :
Fussiez-vous pauvre comme Hômere,
Comme lui vous vivrez toujours.
Pardon si ma plume légère,
• Que souvent la vôtre enhardit,
Ecrit toujours au bel-esprit.
Beaucoup plus qu’au roi qu’on révéré.
Le Nord sanglant , à vos heureux progrès.
Vit des rois le plus formidable :
POÉSIES MELÉES.
Moi qui vous approchai de près.
Je n’y vis que le plus aimable.
CL X. Vers gravés au bas d’une estampe où l’on voit . un âne qui se met à braire en regardant une lyre suspendue à un arbre.
Qüe veut dire Cette iyre ?
C’est Melpomene ou Clairon.
Et ce monsieur qui soupire ,
Et fait rire ,
N’est-ce pas Martin Fréron ?