‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées, de VoltaireChapitre 115 sur 142 · CLXXII. COUPXETS D’UN JEUNE HOMME · texte numérisé non relu

CLXXII. COUPXETS D’UN JEUNE HOMME

chantés à Ferney, le 1 1 auguste 1765, veille de sainte Claire , à mademoiselle Clairon.

Sur l’air: Annette , à l’dge de quinze ans.

Dans la grand’ ville de Paris On se lamente , on fait des cris ;

Le plaisir n’est plus de saison ;

La comédie N’est plus suivie:

Plus de Clairon.'

Melpomene et le dieu d’ Amour

ijh

La conduisirent tour à tour;

En France elle donne le ton.

Paris répété ,

Que je regrette

Notre Clairon .’ '

Dès qu’elle a paru parmi nous Nos bergers sont devenus fous; Tircis vient de quitter Fanclion.

’Si l’iniideje Laisse sa belle :

C’est pour Clairon.

Je suis à peine en mon printemps , Et j’ai déjà des sentiments :

Vous êtes un petit frippon. , Sois bien discrète;

La faute est faite ,

J’ai vu Clairon.

Clairon, daigne accepter nos fleurs Tu vas en ternir les couleurs;

Ton sort est de tout effacer.

La rose expire ; .

Mais ton empire Ne peut passer.

Couplet ajouté par M. ***.

Nous sommes privés de Vanlo; Nous avons vu passer Rameau ; Nous perdons Voltaire et Clairon :

Rien n’est funeste ,

Car il nous reste Monsieur Fréron.

POÉSIES MELÉES.

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