‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées, de VoltaireChapitre 126 sur 142 · CXCIII. SUR LA MEME · texte numérisé non relu

CXCIII. SUR LA MEME

Ses hontes font ma gloire , et causent mon regret ; Elle daigne à mes vers accorder son suffrage:

Si j’étais né plus tard elle en serait l'objet j Je réussirais davantage.

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CX CI Y. A Mademoiselle CLAIRON.

Les talents , l’esprit ,1e génie ,

Chez Clairon sont très assidus ;

Car chacun aime sa patrie :

Chez elle ils se sont tous rendus Pour célébrer certaine orgie (1)

Dont je suis encor tout confus.

Les plus beaux moments de ma vie Sont donc ceux que je n’ai point vus!

Vous avez orné mon image

Des lauriers qui croissent chez vous :

Ma gloire, en dépit des jaloux ,

Fut eu tous les temps votre ouvrage.

CXCV. A Mme la marquise DE MONTFERAT, assise à table entre un jésuiUg^t un ministre protestant.

Les malins qu’Ignace engendra ,

' Les raisonneurs de jansénistes,

Et leurs cousins les 'calvinistes ,

Se disputent à qui l’aura.

Les Grâces , dont elle est l’ouvrage ,

Ont dit : Elle est notre partage ,

C’est à nous qu’elle restera.

*.(i) L’inauguration de la statue de Voltaire, fête célébrée chez mademoiselle Clairon, en octobre 177 2 . Cette actrice, habillée en prêtresse d’Apollon, posa une couronne de laurier sur le buste de l’auteur de Zaïre , et récita une ode de Marmoutcl en son honneur.

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