‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées, de VoltaireChapitre 128 sur 142 · CX C VII. AM · texte numérisé non relu

CX C VII. AM

Croyez- mot, je renonce à toutes les chimères

Qui m’ont pu séduire autrefois.

Les faveurs du public , et les faveurs des rois ✓

» , Aujourd’hui ne me touchent gucrcs.

Le fantôme brillant de l’immortalité t

Ne se présente plus à ma vue éblouie.

Je jouis du présent , j’acheve en paix ma vie

Dans le sein de la liberté :

Je l’adorai toujours , et lui fus infidèle.

J’ai bien réparé mon erreur ;

Je ne connais le vrai bonheur

Que du jour que je vis pour elle.

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CCI. A M. le comte DE SCHOUYALOF, qui avait adressé une épitre à l’auteur.

Püisq ü* il faut croire quelque chose , J’avouerai qu’en lisant vos séduisants écrits Je crois à la métempsycose.

n Orphée , aux bords du Tanaïs ,

Expira dans Votre pays.

Près du lac de Geueve il vient se faire entendre ; En vous il renaît aujourd’hui;

Et vous ne devez pas attendre

Que les femmes jamais vous battent comme lui.

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