C CI I. A. M. LE CHANCELIER DE MAUPEOU
J e veux bien croire à ces prodiges Que la fable vient nous conter ;
A ses héros , à leurs prestiges ,
Qu’on ne cesse de nous citer;
Je veux bien croire à ce fier Diomede Qui ravit le Palladium ;
Aux généreux travaux de l’amaut d’ Andromède ;
A tous ces fous qui bloquaient Iiium ;
De tels contes pourtant ne sont crus de personne: Mais que Maupeou tout seul du dédale des lois i Ait su retirer la couronne ,
Qu’il l’ait seul rapportée au palais de nos rois*, Yoilà ce que je sais , voilà ce qui m’étonne.
J’avoue avec l’antiquité Que ses héros sont admirables :
Mais par malheur ce sont des fables;
Et c’est ici la vérité.
POÉSIES MELÉES.