‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées, de VoltaireChapitre 129 sur 142 · C CI I. A. M. LE CHANCELIER DE MAUPEOU · texte numérisé non relu

C CI I. A. M. LE CHANCELIER DE MAUPEOU

J e veux bien croire à ces prodiges Que la fable vient nous conter ;

A ses héros , à leurs prestiges ,

Qu’on ne cesse de nous citer;

Je veux bien croire à ce fier Diomede Qui ravit le Palladium ;

Aux généreux travaux de l’amaut d’ Andromède ;

A tous ces fous qui bloquaient Iiium ;

De tels contes pourtant ne sont crus de personne: Mais que Maupeou tout seul du dédale des lois i Ait su retirer la couronne ,

Qu’il l’ait seul rapportée au palais de nos rois*, Yoilà ce que je sais , voilà ce qui m’étonne.

J’avoue avec l’antiquité Que ses héros sont admirables :

Mais par malheur ce sont des fables;

Et c’est ici la vérité.

POÉSIES MELÉES.

Page 1