‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées, de VoltaireChapitre 68 sur 142 · L X I. AU ROI STANISLAS · texte numérisé non relu

L X I. AU ROI STANISLAS

sur sa seconde élection au trône de Pologne. (1734.)

x. fallait un monarque aux fiers enfants du Nord;

Un peuple de héros s’assemblait pour l’élire ;

Mais l’aigle de Russie et l’aigle de l’Empire Menaçaient la Pologne , et maîtrisaient le sort.

De la Eranee aussitôt , son trône et sa patrie,

La Vertu descendit aux champs de Varsovie;

Mars conduisait ses pas : Vienne en frémit d’effroi :

La Pologne respire en la voyant paraître.

Petfples nés , lui dit-elle , et pour Mars et pour moi ,

De nos mains à jamais recevez votre maître :

Stanislas à l’instant vint, parut , et fut roi.

LXIÏ. A Madame La duchesse DE RICHELIEU.

Plus mon œil étonné vous suit et vous observe, jEt plus vous ravissez mes esprits éperdus ;

Avec les yeux noirs de Vénus Voas avez l’esprit de Minerve. • . . -

Mais Minerve et Vénus ont reçu des avis Il faut bien que je vous en donne:

Ne parle* désormais de yous qu’à vos amis , Et de votre pere à personne. *

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