L X VI. LES TROIS BERNARDS
T) a ns ce pays trois Bernard^ sont connus :
L’un est ce saint , ambitieux reclus ,
Prêcheur adroit, fabricateur d’oracles ;
L’autre Bernard est l’enfant de Plutus ,
Bien plus grand saint, faisant plus grands miracles; Et le troisième est l’enfant de Phébus ,
Gentil Bernard , dont la jnuse féconde « Doit faire encor les délices du monde Quand des premiers on ne parlera plus.
'LXVII. Invitation au meme.
A u nom du Pinde et de Cythere , ! -
• Gentil Bernard , sois averti - -V.-*
Que l’art d’aimer doit samedi Venir souper chez l’art de plaire (i).
(i) Madame la marquise du Châtelet. On sait qu* Bernard a fait un poëme de l’Art d’aimer.
• ,6* POÉSIES MELÉES.
Et, qui plus est, de cet art enchanté Par qui l’esprit se joint à l’harmonie , Votre Apollon , dieu de la poésie ,
Est bien aussi le dieu de la santé.
LXXL Pour le portrait de Jean Bernoulli. ’
Son esprit vit la vérité ,
Et son cœur connut la justice ; Il a fait l’honneur de la Suisse , Et celui de l’humanité.
L XX II. Vers écrits au b,as d'une lettre de madame d« Châtelet à madame de Champbonin.
C’est l’architecte (i) d’Emilie Qui ce petit mot vous écrit :
Je me sers de sa plume, et non de son génie ;
Mais j e vous aime , aimable amie :
Ce seul mot vaut beaucoup d ? «sprit.