‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées, de VoltaireChapitre 70 sur 142 · L X VI. LES TROIS BERNARDS · texte numérisé non relu

L X VI. LES TROIS BERNARDS

T) a ns ce pays trois Bernard^ sont connus :

L’un est ce saint , ambitieux reclus ,

Prêcheur adroit, fabricateur d’oracles ;

L’autre Bernard est l’enfant de Plutus ,

Bien plus grand saint, faisant plus grands miracles; Et le troisième est l’enfant de Phébus ,

Gentil Bernard , dont la jnuse féconde « Doit faire encor les délices du monde Quand des premiers on ne parlera plus.

'LXVII. Invitation au meme.

A u nom du Pinde et de Cythere , ! -

• Gentil Bernard , sois averti - -V.-*

Que l’art d’aimer doit samedi Venir souper chez l’art de plaire (i).

(i) Madame la marquise du Châtelet. On sait qu* Bernard a fait un poëme de l’Art d’aimer.

• ,6* POÉSIES MELÉES.

Et, qui plus est, de cet art enchanté Par qui l’esprit se joint à l’harmonie , Votre Apollon , dieu de la poésie ,

Est bien aussi le dieu de la santé.

LXXL Pour le portrait de Jean Bernoulli. ’

Son esprit vit la vérité ,

Et son cœur connut la justice ; Il a fait l’honneur de la Suisse , Et celui de l’humanité.

L XX II. Vers écrits au b,as d'une lettre de madame d« Châtelet à madame de Champbonin.

C’est l’architecte (i) d’Emilie Qui ce petit mot vous écrit :

Je me sers de sa plume, et non de son génie ;

Mais j e vous aime , aimable amie :

Ce seul mot vaut beaucoup d ? «sprit.

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