‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées, de VoltaireChapitre 71 sur 142 · LXXIII. A Madame la marquise DU CHATELET · texte numérisé non relu

LXXIII. A Madame la marquise DU CHATELET

le jour qu’elle a joué à Sceaux le rôle d’Issé.

Etre Phébus aujourd’hui je desire,

Non pour régner sur la prose et les vers,

( i) On bâtissait alors le château de Cirey ; et Voltaire dirigeait l’ouvrage.

POÉSIES MELÉES.

Car à du Maine il remet cet empire ;

Non pour courir autour de l’univers ,

Car vivre à Sceaux est le but où j’aspire ; «

Non pour tirer des accords de sa lyre.

De plus doux citants font retentir ces lieux ; Mais seulement pour 'voir et pour entendre La belle Issé qui pour lui fut si tendre,

Et qui le fit le plus heureux des dieux.

L X X I Y. Parodie de la sarabande d’Issé.

. A la même.

Charmante Issé, vous nous faites entendre Dans ces beaux lieux les sons les plus flatteurs ;

Ils vont droit à nos cœurs :

Leibnitz n’a point de monade plus tendre , Newton n’a point à'xx plus enchanteurs $

A vos attraits on les eût vus se rendre ;

Vous tourneriez la tète à nos docteurs:

Bernoulli dans vos bras ,

Calculant vos appas ,

Eut brisé son compas.

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