LXXIX. IMPROMPTU
écrit sur la feuille du Suisse de M. le duc de la Valliere à qui l’auteur allait demander la romance de Gabriel!de Vergy.
JE nvoyez-moi par charité Cette romance qui sait plaire,
Et que je donnerais par pure vanité,
Si j’avais eu le bonheur de la faire.
OONTES Ey VERS , etc. *
POÉSIES M EL É E Si,
L X XX. A M, DE CORLON,
qui était avec l’auteur à Monjeu , chez M. le duc de Guise , alors malade. ,
Je sais ce que je dois, et n’en fais jamais rien ;
Au lieu d’aller tâter le pouls de son Altesse, J’abandonne son lit sans dormir dans le mien.
Je renonce aux dîners , au piquet , à la messe , ‘
Très mauvais courtisan, bieu plus mauvais chrétien , Libertin dans l’esprit, et rempli de paresse.
Ah, monsieur de Corlon, que vous êtes heureux Plus libertin que moi sans être paresseux ,
On vous trouve à toute heure, et vous savez tout faire. De grâce, enseignez-moi ce secret précieux De vous lever matin , de diner , et de plaire.
LXXXI. A M. le nue DE GUISE, qui prêchait l’auteur à l’occasiou des vers précédents.
Lorsque je vous entends et que je vous contemple, Je profite avec vous de toutes les façons ;
Vous m’instruisez par vos leçons,
Et me gâtez par votre exemple.
LXXXU. A M. JORDAN, à Berlin. (i 7 38.).
XJ w prince jeune , et pourtant sage ,
Un prince aimable , et c’est bien plus ,
POÉSIES MELÉES.
Au sein des arts et des vertus ,
Jordan, vous donne son suffrage;
Ses mains mêmes vous ont paré De ces fleurs qne la poésie Sous ses pas fait naître à son gré.
Par vous ce prince est adoré ,
* Et chaque jour de votre vie À Frédéric est consacré.
Si je. n’étais pas à Cirey ■
Que je vous porterais d’envie!