‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées, de VoltaireChapitre 74 sur 142 · LXXIX. IMPROMPTU · texte numérisé non relu

LXXIX. IMPROMPTU

écrit sur la feuille du Suisse de M. le duc de la Valliere à qui l’auteur allait demander la romance de Gabriel!de Vergy.

JE nvoyez-moi par charité Cette romance qui sait plaire,

Et que je donnerais par pure vanité,

Si j’avais eu le bonheur de la faire.

OONTES Ey VERS , etc. *

POÉSIES M EL É E Si,

L X XX. A M, DE CORLON,

qui était avec l’auteur à Monjeu , chez M. le duc de Guise , alors malade. ,

Je sais ce que je dois, et n’en fais jamais rien ;

Au lieu d’aller tâter le pouls de son Altesse, J’abandonne son lit sans dormir dans le mien.

Je renonce aux dîners , au piquet , à la messe , ‘

Très mauvais courtisan, bieu plus mauvais chrétien , Libertin dans l’esprit, et rempli de paresse.

Ah, monsieur de Corlon, que vous êtes heureux Plus libertin que moi sans être paresseux ,

On vous trouve à toute heure, et vous savez tout faire. De grâce, enseignez-moi ce secret précieux De vous lever matin , de diner , et de plaire.

LXXXI. A M. le nue DE GUISE, qui prêchait l’auteur à l’occasiou des vers précédents.

Lorsque je vous entends et que je vous contemple, Je profite avec vous de toutes les façons ;

Vous m’instruisez par vos leçons,

Et me gâtez par votre exemple.

LXXXU. A M. JORDAN, à Berlin. (i 7 38.).

XJ w prince jeune , et pourtant sage ,

Un prince aimable , et c’est bien plus ,

POÉSIES MELÉES.

Au sein des arts et des vertus ,

Jordan, vous donne son suffrage;

Ses mains mêmes vous ont paré De ces fleurs qne la poésie Sous ses pas fait naître à son gré.

Par vous ce prince est adoré ,

* Et chaque jour de votre vie À Frédéric est consacré.

Si je. n’étais pas à Cirey ■

Que je vous porterais d’envie!

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