‹ Contes en vingt lignesChapitre 12 sur 25 · LE POIGNARD · texte numérisé non relu

LE POIGNARD

1*\ans un pays plein de lumière et de chaleur, une *-^ ballerine célèbre par son art et par sa beauté, s'éprit d'un prince jeune et superbe.

Lui n'avait point d'amour pour celle qui lui disait :

■ — Si tu me trompes, je mourrai.

Il ne croyait ni à ses propres paroles, ni à celles des femmes. Ainsi vont les choses et il la trompa.

Quand la dame l'apprit, elle lui fit cette demande :

" — ' Donne-moi un poignard pour ouvrir les nombreux messages que mes admirateurs m'envoient.

11 choisit une arme très précieuse et lui en fit présent.

Or, des qu'elle l'eut prise, elle s'en perça le

cœur.

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