LE PORTRAIT DU CORPS SUIVANT , LES. BOUDDHISTES
(Détruisez -les désirs.)
Le corps est comme un monceau d’écume ; on ne peut le saisir ; — co mm e la mer ; il ne peut se rassasier des cinq désirs; — comme un fleuve qui se précipite .vers l’Océan; il arrive rapidement à la vieillesse, à la maladie et à la mort ; — comipe un fu- . mier ; les hommes sages et éclairés le quit-
tent avec dégoût; — comme une ville de sable que le vent emporte en un clin d’cfeil ; — comme un pays- frontière (W l’on voit une multitude d’ennemis ; — comme une route dangereuse; il s’écarte ponstàmment de la droite Im ; comme une grande maison fondée par les cent huit passions ; — comme *un vase fendu d’où l’eau s’échappe continuellement ; — comme un vase richement peint qui serait rempli d’ordures; — comme un canal, fangeux; il est pleirf de souillures- et d’impuretés; — comme l’illusion d’un songe ; il égare les hommes stupides et les empêche de • connaître la vérité ; — comme une fleur fanée ; il arrive promptement a la vieillesse et à la décrépitude — comme un' char; il iparche de compagnie avec la mort ; comijie. la ro-
CONTES
sée ; il nè peut subsister longtemps ; — comme une maison ^ il est habité par quartre cent quatre maladies; — comme un
coflfre où vit un serpent ; venimeux ; — ^
conune un papillon qui voit la flamme et va
s’y brûler; — comme un royaume vaincu
que possèdent dix-buit rois conjurés; —
comme un bananier qui manque de force
et de solidité ; — comme un vaisseau nau>
fragé; les soixante-deux* hérésies l’égarent ;
— comme un pavillon pourri qui a perdu
• toute sa beauté; — comme une guitare
dont les cordes rendent de vains sons; —
comme un- tambour ôouvert de peau et de
bois, et dont le fond est vide; — comme
' un vase d’argile séchée ; il n’a ni consistance
ni fermeté ; — comme une ville faite de %
cendres qu’emportent le vent et la pluie;
il arrive rapidement à la' Vieillesse, à la maladie et à la mort.
(Extrait de l’ourrage intitulé : Sieou-hing~taoli-king.)
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l’homme d’uit caractère rare.
' (Détruisez les désirs.)
■ Il y avait un homme du Djamboudi>ipa qui, bien que n’étant pas dégagé des affections du monde des désirs, allait quelquefois dans le Kourou du nord [Outtarakouroü). Il voyait les femmes de ce continent, dégagées de tou$ liens* et belles de corps