‹ Contes et Apologues Indiens. Tome SecondChapitre 28 sur 47 · C’est-à-dire complètement nues · texte numérisé non relu

C’est-à-dire complètement nues

et de figure, qui se promenaient et s’amu- ^ saient avec bonheur. Il voyait encore dafts «et heureux pays, des vêtements riches et ‘ élégants, et des parures fraîches et brillantes, qui sortaient du sein des arbres, du riz odorant et d’un goût exquis qui poussait sans culture. Partout où il portait ses regards, il rencontrait mille ‘sortes de choses précieuses et d’une beauté ravissante j il voyait encore les hommes de cette contrée jouir de tous ces biens au gré de leurs désirs. Mais au moment où ils en jouis-

saient, ils ne s’y attachaient point avec passion, et après en avoir joui, ils les quittaient sans regret. L’habitant àxiDjamboudvdptty bien qu’il ne fut pas encore dégagé des affections du monde, vit tous ces objets,

d’un charme si séduisant, sans les désirer

ni s’y attacher. Il les quitta avec une imUfférence parfaite, et s’en revint dans sa pa- ' trie.

Il faut reconnaître que c’tîtait un homme

d’un caractère bien rare.

(Eulrait de l^ouvrage intitulé : Pradjnâ pdramitàsoitrti, livre DLXXXI.)

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