‹ Contes et discours d'Eutrapel, de Noël du FailChapitre 27 sur 39 · SONNET · texte numérisé non relu

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• LAND je lis tes discours, Eutrapel, agréables,

■^ [ . -ij VDoctes-dous, sacré-saints, je te dis un Protc, '/•Un Proté non humain : car nostre humanili >iU/,^<îto:>.i:S»Ne peut représenter des faits si variables.

Tantost, parlant de Christ, tes propos admirables Nous font voir qu'en tes sens quelque divinité. Son empire exerçant, sainte t'a incité A ces lieus esclaircir, obscurs, mais véritables.

Puis, abbaissant ton vol, nous promenés en terre, Au vif représentant les bigearres humains. De leurs esprits les fruits et les fruits de leurs mains,

Lors que, vivant aux champs, gaillard, tu fais la guerre Par lignes, par filets et par menus gluaus. Aux animaux muets, forestiers et oiseaus.

PlBARElL.

Chapitrf XX. — De Trois Garses.

^I^^AGE I, ligne 8. — Saint Paphnuce, dont ^Baronius a fait insérer le nom au martyroi loge romain, assista, en elfet, au premier

j. " ^concile général de Nicée en 32 5. Moine

au monastère de Pispir, puis évoque d'une ville de la Thébaïde, il avait été du nombie de ces confesseurs que Galère et Maximin condamnèrent aux mines, après leur avoir fait arracher l'œil droit et couper le jarret gauche. On voit que Du Fail ne serait pas éloigne de partagei on opinion sur le mariage des prêtres.

P. 2, 1. 3. — N'cstoit sans partie, n'était pas san^ adversaire, c'est-à-dire avait alîaire à forte partie.

Même p., 1. 2 5. — Passer par Us dcstroits brulan , être damné, aller en enfer.

Même p., 1. 26. — Coffres et bahus de superogation. Il lui resterait assez do mérites pour (pie d'autres pussent en bénéficier, en vertu du dogme de la réversibilité.

P. 3, 1. j. — Brave et galant tabourdeur. Rabelais dit taboureur ci tabourineur^ joueur ilc tambour, et

prend le mol, comme le fait ici Du Fail, dans un sens ligure.

P. 3, 1. 3. — Fraies fccisti. Guichard, et après lui M. Assézat, ont fait remarquer que frac fccisti est le héros d'une facétie imprimée ii Nimes en 1599. Elle a été réimprimée en 1829, à Paris, chez Guiraudet.

Même p., I. 20. — A ce drap cousturiers. On ne comprend £;uère ce petit membre de phrase, jeté sans liaison avec le reste. On pourrait l'écrire ainsi, entre deux parenthèses : A ce drap, couturiers! Travaillez à ce drap, couturiers! à l'œuvre, à l'ouvrage!

Même p., I. 24. — Enragé ou ladre. Les médecins décideront si ces deux maladies ont produit réellement les effets dont il est ici question. Frère Frédon, dont Du Fail parle plus loin (il a déjà cité son nom dans le chapitre X' comme d'un cousin du Frater fccisti, est traité de ladre vert par Panurge, h cause de la chaleur de son tempérament.

P. 6, I. 7. — Recours sauf vers Marc Forir, ou plutôt Marforio, dont la statue, comme on sait, se couvrait des aifiches sur lesquelles les mécontents déposaient leurs plaintes satiriques contre le pouvoir.

Même p., 1. 20. — Pour faire nostre cave, pour pouvoir mettre quelque chose au jeu. Expression figurée, empruntée au jeu de brelan ou de la bouillotte. Faire sa cave ou caver, c'est faire fonds d'une certaine somme pour avoir devant soi de quoi jouer. M. Assézat, consi- M dérant ce texte comme fautif, l'a remplacé par faire notre eaue, ce qui se comprend moins. Il s'y voit un exemple de l'inconvénient qui résulte de la confusion du V et de Vu. « Il a sufli, dit-il, d'un premier e imparfait dans l'édition de 1608 pour que celle de 1732 et, après elle, M. Guichard missent cave — ce qui est profondément ridicule — au lieu <ïcaue. » Mais le mot cavCy qui, comme le prouve notre explication n'est nul-

lement ridicule, est parfaitement clair dans l'édition de I 585. Il faut donc le conserver.

Même p., 1. 24. — Le livre des Quenoilles. Les Evangiles des Quenouilles, où sont cnumérés les préjugés, les croyances et les erreurs populaires du moyen âge, ont été publiés en i855, dans la Bibliothèque elzeviriennc. La plaisanterie du cordelier se trouve aussi dans Tabourot, le facétieux auteur des Bigarrures et touches du seigneur des Accords.

P. 7, 1. 7. — Salutatif, niondificatif. Expressions créées par l'auteur.

Même p., 1. 22. — Ressemblant ces jeunes chiens. Il est impossible de- mieux peindre les allures du jeune chien guettant un friand morceau. Rabelais n'a pas mieux décrit le chien rencontrant un os médullaire.

P. 8, 1. 9. — Devoratcurs et mangeurs des péchez du peuple. Expression heureuse pour caractériser certains moines mendiants.

Même p., 1. i5. — Ayans eu bon terme, ayant eu le temps.

P. 9, 1. 8. — Gens qui ne regardent que par un trou. Les cordeliers, qui voient par le trou du capuchon dont le visage est couvert.

P. 10, I. 10. — Le cardinal Contarcin au seigneur de Velly. Claude Dodieu, sieur de Vcly ou Vclly, fut envoyé en ambassade à Naplcs par François I^"", en i535, auprès de Charles-Qiiint, et h. Rome, en i536, auprès du pape Paul III. Après avoir signé en i537 la Trtve de Màcon, il fut récompensé de ses services par l'évêché de Rennes. Il mourut en i558. — Contarini (Gaspard) avait, en 1527, négocié la liberté de Clément VII, prisonnier de Charles-Qiiint. Il fut élevé au cardinahit |)ar Paul III et envoyé, en 1540, comme légat ;\ la diôio de Ratisbonnc. Il mourut en 1542.

Même p., l. 1 3. — /Eneas Sylvius, pape Pic II. Adver- II 37

sairc du célibat des prêtres, Du Fail aime h alléguer, en faveur de son opinion, l'autorité des papes et des cardinaux.

Même p., 1. 18. — Mrs^irr Goupil. On sait que c'est par suite de la célébrité du Roman du Kcnart que ce nom a été donné à l'animal désigné jusc|u'alors sous celui de Goupil (du latin Vulpes .

P. M, 1. 14. — Regardant en piiié, regardant d'un air piteux.

P. i3, 1. 9. — Je t'effacerais le visage. Effacer est pris ici dans son sens propre, faire disparaître une face.

Mêmes p. et I. — Gardeur, regardeur.

P. i5, 1. 23. — Jacques Sylvius lire De usu partium de Galen. Jacques Dubois, élève de son frère François Sylvius, parlait et écrivait le latin avec plus de pureté que les savants de son temps. C'est son admiration pour Galien et pour Hippocrate qui décida son goût pour la médecine. Les détails donnés par Du Fail sur son enseignement sont intéressants à recueillir.

Même p., 1. 24. — Au collège de Treguier. Fondé par Guillaume de Coatmohan, grand chantre de l'église de Treguier, en i325, ce collège devint célèbre et M. de Kergroades y réunit en iSyS celui de Karemberg. C'est sur l'emplacement du collège de Treguier, acheté par Marie de Médicis au nom de son fils, le 28 juin 16 10, qu'a été construit le collège Royal, aujourd'hui collège de France.

P. 16, 1. 12. — Rendu leur gorge, vomi.

Même p., I. 16. — Ce docte livre de Joubert. Laurent Joubert, célèbre médecin, avait été, en i^yg, appelé à Paris par Henri III, qui voulait le consulter sur la stérilité de la reine. Le livre dont parle Du Fail a pour titre : Erreurs populaires au fait de la médecine et régime de santé. Joubert l'avait dédié à Marguerite de Navarre, qu'il appelle « l'une des plus chastes et des plus vertueuses princesses du monde ».

Même p., I. 21. — Cornibus. Il est question de ce cordelier dans la satire Ménippée.

P. 17, 1. 8. — Le premier gist, le premier jet. Le patois du Berry dit encore gittc.

P. 18, I. 5. — Si dextrement vespcriser, piquer si habilement. Verbe formé, si je ne me trompe, de vespa, guêpe, épine. On donnait à l'homme charge d'arracher les épines des broussailles le nom de vespiaire.

Chap. XXI. — Remonstrances d'un Juge a ln meurdrier.

P. 20,1. 10. — Junon avec ses quatorze damoiselles. Réminiscence de Virgile :

Sunt mihi bis seplein prxstanti corpore Nymphx.

P. 22, 1. 7. — Tatianus. Cet apologiste de la religion chrétienne, qui écrivait dans le W siècle, était Assyrien. Outre son Harmonie des Quatre Evangiles^ il a composé plusieurs ouvrages, parmi lesquels on peut citer son Discours aux Grecs, où se trouve précisément l'opinion à laquelle il est fait allusion par Du Fail.

P. 22, I. 26. — Ce grand roy François, voyant son peuple de la Rochelle de genoux plorant, etc. Le persécuteur des protestants, l'auteur des atroces rigueurs exercées contre les Vaudois, ne montra pas toujours, malheureusement, la même sensibilité.

P. 24, I. 22. — Prendre k chemin de Niort, nier.

A Niort qui vcult aller Faut qu'il soit sage à parler,

est-il dit dans un proverbe du XVII" siècle.

P. 2 5, I. 2. — Petites subtilitez et interrogatoires rxquis. On reconnaît ici, comme dans beaucoup d'autres

passages de ce livre, le magistrat désireux de voir concilier les droits de l'humanité et ceux de la justice.

P. 26, 1. 20. — Juges volans, juges ambulants.

P. 27, 1. i3. — Comme k More comic. Il s'agit ici sans doute d'un Maure jouant un rôle comique dans une farce connue de Du Fail.

P. 29, 1. 3. — Le prestre cspluchoit et sassoit au gros crible. Guichard a lu faisait et a fait ainsi d'une expression excellente un membre de phrase inexplicable.

Même p., 1. 1 5. — Une once de la peur de sainct Valier. On sait que Jean de Poitiers, seigneur de Saint-Vallier, conduit sur l'échafaud, allait être décapité, lorsqu'on vint lui annoncer qu'il était gracié. On conçoit combien avait été grande la peur qui l'avait saisi dans ce terrible moment.

Même p., 1. 27. — Mis sur le tablier et au bureau. On dit aujourd'hui sur le tapis.

P. 3o, 1. 9. — Nasquit tout noir, parce que son ayeule s'estoit accouplée à un Ethiopien. Du Fail a déjà signalé cette transmission des qualités morales et physiques des pères ou ayeux aux enfants (t. I, p. 34, 1. 26).

P. 32, 1. I. Pour avoir l'Italie perdu leur naïve et ancienne générosité. Du Fail n'est pas le seul écrivain de son temps qui se soit plaint de l'influence exercée par les Italiens sur les mœurs de la France. Ce n'était pas seulement la langue (juc Henri Estienne les accusait d'avoir corrompue.

Chaf. XXII. — Du Temps présent et passé.

P. 36, I. 14. — Bandoulicr de cuisine. Bandoulier ou bandolier, coureur, quelquefois voleur de grand chemin.

P. 37, I. 2. — Estrc appelle Huet, être traité de niais, d'imbécile. Huet , huyot ^ vuyot^ wyhot, signifient aussi mari trompé.

Je veux qu'on m'apelle huet Se de moy il a jà tournoys.

^Ancien Théâtre français, publié par M. VioUet Le Duc, t. II, p. 126.)

En Normandie, on appelle vin huet un vin de mauvaise qualité. Le savant Huet, évêque d'Avranches, a dû au nom qu'il portoit la sotte plaisanterie : « Je suis tout evcque d'Avranches, )> au lieu de : « Je suis tout huet. »

Même p., 1. 19. — Lesches du gras jambon, tranches légères.

Même p., 1. 21. — Bon pain bis faictis, pain de commande, bien fait^ cuit avec soin.

Même p., 1. 2 3. — En hauts verres de fougère. On employa longtemps pour la fabrication du verre la potasse extraite des cendres de la fougère,

P. 38, 1. 18. — Furgons mornez^ fourgons (bâtons garnis de fer à l'usage des boulangers) dont la pointe est émoussée.

Même p., 1. 20. — Exercices des gentils-hommes d'alors. Cette admiration pour les exercices du bon vieux temps fait naturellement songer au laudator temporis acti d'Horace. C'est l'antithèse éternelle des anciens et des modernes. Lupolde est pour les premiers, Eutrapel pour les seconds.

Même p., 1. 2 5. — Cappe de drap ou frise, drap grossier dont le poil était frisé.

P. 39, 1. 3. — Chapeaux, gresliers (je restitue ici la virgule omise dans le texte). Guichard a lu gressiers. C'est bien gresliers qu'il faut dire. Gresle ou greslier^ très-ancien mot, signifie cor ou trompette. L'expression sonner un gresle ou un graislc se rencontre souvent dans

les romans de chevalerie, dont il Cbl cjucstion quelques lignes plus bas. Ceux (jue cite Du Fail étaient alors fort renommés.

Même p., 1. (). — Traduction coinmandcc par le roy Charles le Quint. Attribuée sans preuve à Nicolas Oresme par plusieurs écrivains, tels que Launoy, Dupin, Huct, etc., cette traduction de la Bible en langue vulgaire est conservée à la Bibliothèque nationale. Est-elle de Guyart des Moulins ou de Raoul de Presles? Grammatici certant.

Même p., I. 14. — Deux bonnes et grandes rondeles, boucliers ou rondaches.

Même p., 1. 18. — Petit coffret plein de son. Les archéologues recueilleront tous ces détails d'ameublement d'un gentilhomme au XV'- siècle.

Même p., I. 21. — Hacquebutcs... harqucbuses. Du Fail se plaint de la substitution du second mot au premier, qui était le véritable. (Voir au Giossaire.)

Même p., I. 24. — Tonnelles, esclotoueres, pantieres. Le glossaire de Du Gange donne l'explication de ces divers engins de pèche ou de chasse.

P. 41,1. 23. — Aucun connbattant. Le texte de 1 585 a combant ; c'est évidemment combat ou combattant.

P. 42, 1. 2 5. — L'hoste de l'Escu de France, l'hotellier, l'aubergiste.

P. 43, 1. 12. — Vingt mille juges et sergens royaux. L'accroissement du nombre des gens de justice ne peut être considéré comme un progrès; il n'atteste que l'accroissement des crimes et des délits.

Même p., 1. 21. — Pompes ccclesiasites, pompes ecclésiastiques.

Même p., 1. 26. — Vicariant et bclistrant, courant les rues et mendiant.

Chap. XXIII, — D'un Gabeleur qui fut pendu.

P, 49, I. 1 . — J'entens le pair et la couche, je suis expérimenté.

Même p., 1. 27. — Mille pouilks, mille injures.

P. 5o, I. 2. — Le grand rcaffle^ le diable? Le grand voleur, du verbe rafler?

Même p., 1. 4. — Au demeurant, la plus honneste garse du pays. C'est par un même tour d'esprit que Clément Marot, après avoir fait un portrait peu flatteur de son valet de Gascogne,

Sentant la hart de cent pas à la ronde, ajoute :

Au demeurant le meilleur fils du monde.

Même p., 1. 10. — Gabeloux, gabeleur ou employé de la gabelle, dont le peuple, en haine de l'impôt sur le sel, a fait un terme injurieux.

P. 5 1 , 1. 17. — Madame de Sartre. La Sarthe.

P. 52, I. 12. — Papier d'escroc, registre d'écrou. Il aurait fallu papier d'escroe. Il est probable qu'en écrivant escroc, Du Fail a voulu jouer sur le mot. Voir au Glossaire le mot escroe.

Chap. XXIV. — D'un Apothicaire d'Angers.

P. 55, l. 7. — Qui le sccondast en son mestier, qui fût son second, son pareil.

P. 56, l. 2. — Spagiriques. Dans le chapitre X il y avait sparigiques, que nous avons eu raison de corriger,

puisque nous trouvons ici ce mot correctement écrit. (V. la note du chap. X, p. 290.)

P. 5y, I. 27. — Mdrchandic latinCy italienne.

P. 58, 1. I. — Sorti, assorti.

Mcmc p., 1. Setsuiv. — Andiiotarirriy Me//usj/K, etc., mots estropies, comme famillic hcrciscandc^ frujum rcgundorum, employés à tort et à travers par l'apothicaire ou par moquerie. Au lieu de frujum, l'édition de Guichard a mis fmium.

P. 60, 1. 16. — Il fit de galant homme, il agit en galant homme.

P. 61, l. 18. — ScholasticuSy disoit Baldc, etc. Balde (de Ubaldis), jurisconsulte italien, disciple de Barthole, a laissé, sur des matières de jurisprudence, 3 volumes infolio que l'on ne lit guère aujourd'hui.

Chap. XXV. — Des Escholiers et des Messiers.

P. 64, 1. 27. — Enfans mal instituez, mal élevés.

P. 66, 1. 7. — Gaigncr le haut, prendre la fuite.

Même p., 1. 26. — Qui n'auroit eu pitié, si Ton n'eût eu pitié.

P. 67, 1. II. — Les quatre mcndians ensemble. On sait que les quatre ordres mendiants étaient les jacobins, les franciscains, les augustins et les carmes.

Même p., 1. 17. — Tournebus lisoit au collège Saincte JBflrbc. Adrien Turnèbe, en latin Turnebus (i 5 i 2-1 565), est auteur de Commentaires sur les Institutions de Quintilien. On sait qu'il remplaça en 1547, au collège royal, le savant Toussain dans la chaire de langue grecque. Polygame nous apprend qu'il avait entendu ses leçons, avant cette époque sans doute, au collège Sainte-Barbe. Ce collège fut fondé en 1480 par Jean Hubert, docteur en droit canon.

Chap. XXVI. — Disputes entre Lupolde et Eutrapel.

P. 71,1. i3. — Parle, si tu es de par Dieu! Si lu viens de la part de Dieu.

Même p., 1. 14. — A ce drap, cousturïerSy courage! à l'œuvre ! Nous avons déjà cherché à rendre compte de cette locution dans la note du chap. XX, p. 3, 1. 20.

P. 72, 1. 2. — Cache-museau. Espèce de chou, pâtisserie fort estimée dans le Poitou.

Même p., 1. 12. — Maistre Pierre Cugnet. Pierre de Cugnères, dont l'auteur a déjà parlé (chap. I, p. 36,

Même p., 1. 14 et i 5. — Antoine Tempestas et Majoris. Il est question dans Rabelais [Pantagruel, chapitre XXI) du premier, régent du collège de Montaigu, comme d'un « grand fouetteur d'escholiers » . Du Fail cite encore son nom plus loin, p. i25. Le nom de Majoris a déjà paru dans le chap. l", p. 6.

P. 73, I. i3. — La Pierre au lait et les docteurs coniplantatifs. Il existait deux rues de ce nom. L'une dans le quartier Saint-Jacques de la Boucherie, mentionnée déjà dans un acte de 1264 Pierre au lait ou Pierre 0 Ict). Elle fut désignée plus tard sous le nom de rue des Écrivains, à cause des écrivains établis dans les petites échoppes qui étaient placées le long de l'église. L'autre rue Pierre au lait appartenait au quartier Saint-Mariindes-Champs. Son véritable nom était celui de rue Pierre Oilard, plus tard Pierre Aulard, puis Pierre o lard, Pierre au raty puis enfin, par corruption, Pierre au lait. En I 5oo, elle n'était plus désignée que sous le nom de rue Espaulart. — Complantatifs , plaisamment mis pour contemplatifs.

P. 75, I. 6. — Tu n'auras argent désormais que par Il ■'S

/( petit fausset. Comparaison excellente : le vin qui vient par le petit fausset ne coule que goutte h goutte.

P. -jc), 1. y. — Compaffiions mattois. Les enfants de I.i mattc ou de la folie.

Même p., I. 26. — Faire la morfe, payer sa bienvenue par un dîner. Morfier, morfiaillcr, dans Rabelais, signifie manger gloutonnement, balTrer. Dans ses Balivcineries (chap. II), Du Fail s'est servi de ce mot : « Eutrapcl, entendant à ses pièces, commence à morfier et galoper des maschouers. » Morphca, dans Du Cange, signifie bouchée. Morfe n'est plus aujourd'hui qu'un terme d'argot.

P. 82, 1. 10. — Monstre comnic il falloit suposcr une carte. Tout ce récit prouve, si c'est une confession de Du Fail, que dans sa vie d'étudiant il fréquenta d'assez mauvaises compagnies, et que ses amis et lui ne se montrèrent pas toujours plus scrupuleux que ne l'avait été le poëte Villon, l'auteur des Repues franches.

P. 84, 1. I. — De ce pas m'en allay aux bandes des gens de pied, en Picdmont. C'est pour avoir fait cette campagne, à laquelle il fait plus d'une allusion, que Du Fail est appelé souvent par ses amis capitaine Eutrapel.

Même p., 1. 17. — Je fessais maistre Laurens Valle. Valla (Lorenzo^, né en 1406 h Rome, mort en 1457 à Naples. Je ne sais lequel de ses nombreux ouvrages Eutrapel se vante ici d'avoir fessé.

Même p., l. 24. — La peur s'y vint loger. Allusion à M la peur qu'éprouvèrent les Parisiens au moment où ■ Charles-Quint refoula l'armée française jusqu'à Mcaux ™ et à Lagny, en i 544.

P. 86, 1. 12. — // a le derrière de la teste peu large. Il a peu de mémoire. La phrénologie ne localise plus la mémoire dans le derrière de la tête.

P. 87, 1.9. — Des hicns assez. Phrase elliptique : il a assez de biens.

Même p., I. iS. — Mais qu'il vive, pourvu qu'il vive.

P. 89, I. I. — Ne desprend de la faveur commune. Lisez : ne despend.

A la fin du chapitre, les éditions postérieures contiennent le passage qui suit :

Mais vous le seigneur de la Garrolaye, combien de fois vous ay je veu plaider et gaigner causes déplorées, mal conduites, s'appuyans les juges (des quels vous avez esté depuis l'un des premiers) sur vostre grande littérature et expérience, jusques à donner proverbes : « Vous obtiendrez, puisque Garrolaye est vostre avocat. »> Toutesfois vous estes retiré de nous peut estre nécessairement, comme aussi vous le seigneur de Langle, avec vostre esmerveillable érudition tesmoignée par vos beaux livres et escrits. Or vivez contens, âmes illustres et généreuses, et nous regardez folastrer, allegeans et consolans la misère et infirmité de nos membres.

Chap. XXVII. — Gros Débat entre Lupolde et El'trapel.

P. 95, 1. 3. — Un tiers apposant. Lisez opposant.

Même p., 1. I 5. — // choisit, il aperçut.

P. 96, 1. 16. — Kcchauffc'c d'un ris d'hostc. Par siiiic de la confusion de Vf avec l's, M. Assezat a mis rechaussée.

P. 97, 1. 26. — Le Dieu-gard qu'on fait aux dames. Le bonjour.

P. 98, 1. 7. — Un tour de vieille guerre. Expression employée par La Fontaine dans le « Chat et le Vieux Rat ».

P. 99, 1. 10. — Destourner la truie au foin., chanyci de discours.

P. 100, 1. 2. — Je prépare et fais mes pacqucts. La Fontaine a dit : ^< Je voudrais

Qu'on sortit de la vie ainsi que d'un banquet, Remerciant son hôte et faisant son paquet. »

Même [)., I. 19. — Kcsscmblans aux nioutonSy ce sont les moutons de Panurge.

Même p., I. 2 5. — Ilardcs pèlerines. Bagage de voyage.

P. ICI, 1. i3. — Je m'en cheviray bieny j'y réussirai bien, ou je m'en trouverai bien. VoiriChcp/r, au Glossaire.

Morne p., I. 21. — 7/ faut remuer toute pierre y tout essayer.

Même p., I. 27. — Ne sachant plus de quel bois faire flèches. L'apologue raconté ici par Du Fail, qui se trouve dans les fables de Faerne et les Facéties de Pogge, a produit le chef-d'œuvre de La Fontaine : le Meunier^ son Fils et l'Ane.

P. 102, 1. 18. — Pojet et Lisct. Guillaume Poyet, dont il a été déjà question (t. I'^', p. 54, 1. 14;. Pierre l 'zet, premier président du Parlement de Paris, se distingua par ses rigueurs contre les protestants. Il mourut en 1 554.

P. io3, 1. 10. — Homme marqué [homo signatus]^ noté comme aimant à se singulariser.

P. 10 5, 1. 4. — Ma mcre nourrice, la philosophie. Ce chapitre et le précédent, ainsi que celui dans lequel il sera question de marier Eutrapel, fournissent de nombreux détails propres à faire connaître le caractère moral de Noël Du Fail, ses premières études, ses maîtres, ses voyages, les diverses fonctions qu'il a remplies. Ses biographes y ont puisé d'utiles renseigne- M ments. Mais les nombreuses localités qu'il mentionne, ' et les allusions à des mœurs et à des usages appartenant à la Bretagne, ne pourraient être commentées exactement que par un savant du pays. J'ai cité dans mon introduction la phrase de ce chapitre dans laquelle Eutrapel se vante d'avoir été nourri à la cour des grands et d'avoir toujours dit librement ce qu'il pensait.

P. 107, 1. 1. — Dr ma part, j'ay toujours estimé, etc.

NOTES. 3oi

Toute cette page résume admirablement les devoirs d'un honnête homme.

Même p., 1. i6. — Perplex et académie. Dans le doute, comme un philosophe de l'école académique.

P. 109, 1. 2. — Perdirent leurs ambles, perdirent leur peine.

Chap. XXVIII. — De la Vérole.

P. 111,1. i3. — Manger toutes les vipères de Mirebeau. On trouve encore un grand nombre de vipères dans ce canton du département de la Vienne. La vipère entrait dans plusieurs médicaments employés dans l'ancienne pharmacie.

P. 112,1. I 5. — Vappcllans le mal français. La responsabilité de l'origine de cette maladie a été attribuée à presque toutes les nations de l'Europe.

Même p., 1. 16. — Les anciens jusqucs alors n'en avaient ouy parler. On sait aujourd'hui que c'est une erreur. Les caractères de la lues venerea, mentionnés dans Celse, dans Galien, dans Aetius et les poètes satiriques de la Rome impériale, offraient de grands rapports avec les affections syphilitiques des temps modernes. Les indications de ces maladies dans les textes du moyen âge sont nombreuses. Ce n'est donc pas h la découverte de l'Amérique qu'est due son importation en Europe, et à la conquête de Naples uniquement que l'on peut en attribuer la propagation. Entre autres preuves alléguées par MM. Litlré et Darcmbcrg dans la Gazette Médicale (1846) et par VUnion médicale (en 1868', on peut citer un document publié par M. Mireur, archiviste du département du Var, offrant la preuve de l'existence d'une maladie syphilitique en \3-j2. Voir

la Revue des Sociétés savantes des départements, t. VII, mai cl juin 1874, article de M. J. Dcsnoycrs.;

Même })., I. 22, — De dix s*cn trouvera tousjours un. Le calcul de Voltaire est moins rassurant : vingt sur trente, dit-il dans Candide.

P. I i3, I. 22. — Jean Sinion^ dit Sortes. Le nom de ce sophiste est plusieurs fois mentionné dans les Contes et Discours, notamment au chap. XXVII.

P. 114, I. I. — Un peu de treffle à quatre fueilles. Bonne plaisanterie sur ce que Ton appelle les remèdes de commères. Il est question du treiïle à quatre feuilles au chap. XI, p. 142.

Même p., 1. 10. — Estant soldat à Turin. Encore un renseignement biographique déjà noté.

P. I I 5, 1. 4. — Je cuyday avoir le haut, je crus avoir attrapé la maladie en question. Baut, ou baud^ ou baudcj est un mot emprunté à l'ancienne langue et signifie gai, joyeux, allègre. On disait aussi le mal saint Baude.

Même p., 1. 19. — Mechinoty ancien poète Nantois. Jean Meschinot, né à Nantes vers 1420, mort en i 491 , était issu d'une famille noble employée à la cour de Bretagne. Anne de Bretagne, qu'il servit en qualité de maître d'hôtel, avait pour lui une grande estime. Un de ses poèmes, les Lunettes des Princes^ ont eu, en moins d'un demi-siècle, jusqu'à vingt-deux éditions.

P. 116, l. I. — Ce gentil-homme poyvrc. François I«^

Même p., 1. 3. — Le premier titre d'un roy... est d'être appelle gentil-homme. C'est le mot de Henri IV à l'assemblée des notables à Rouen (1597) : « La qualité de gentilhomme étant le plus beau titre que nous possédions. »

NOTES. 3o3

Chap. XXIX. — Propos de marier Eltrapel.

P. 122, 1. 4. — En leur premier billon, en leur mélange. Le billon était d'abord un amalgame ou mélange de métaux. Aujourd'hui ce nom n'est donné qu'aux monnaies de cuivre.

P. 126, 1. 12. — Lier son doigt de l'herbe qu'on cognoist. Ce proverbe a été déjà cité chap. XVI, p. 204,

Même p., 1. i5. — Te banniray, ferai publier tes bans.

Même p., 1. 21. — Jabolenus des Jabolaines. On dit aujourd'hui : Jobard de la Jobarderie.

P. 127, 1. 5. — Konosus plus estoit sage. Lisez : fîonosus.

P. 128, 1. 2 5. — Tirer à gist, tirer au sort, aux dés.

P. 129, 1. 22. — Syllogisoit, argumentait.

P. I 3o, 1. I . — Brachialement et le plus qu'il pouvait, en prenant par le bras.

P. i3i, 1. ly. — N'avoir onc este bonne chanson chantée, n'avoir jamais eu à se louer.

P. i33, 1. I. — Chasser les renards de la garenne. Se débarrasser des importuns.

Même p., 1. 19. — Par Saint Qucnct! Par saint Kent, saint révéré en Bretagne.

Chap. XXX. — Suite du Mariage.

P. i35, 1. i3. — Composé et adouci la grosseric populaire. Réglé et adouci les mœurs grossières du peuple.

P. i36, 1. 17. — Indissolubles dijfuuUcz. Insolubles.

P. i38, 1. 4. — Faire bonne pipée^ employer de bonnes ruses.

Même p., I. 9. — Ce bon-homme de Thcmper. Guichard : de Qucper. M. Assézat : Thempé de Qiicper.

Même p., I. 17. — Poches de fahitez et appellations comme d'abus de gorron. Mauvaises pièces ou parties malsaines de cochon.

P. 139, I. 7. — Habitation louagerc, habitation dont on n'est cjue le locataire.

Morne p., 1. 10. — Ce qu'il appréhende niscmcnt, ce Cju'il comprend facilement.

Même p., 1. 11. — [Ce qui est trop clair et descouvert). Supprimer les parenthèses.

P. 140, 1. 2. — Les secondes intentions. Les résolutions prises après réflexion.

P. 141,1. 26. — Le Saint Grcal, ensevely et envousté sous le perron Merlin. Le roman du Saint Gréai a été publié, en 1861, par Francisque Michel. Le Saint Gréai est le vase dans lequel le sang de Jésus-Christ fut recueilli par Joseph d'Arimathie. Merlin, la forêt de Brecillant ou Brechillant, en Bretagne, figurent dans tous les romans du Cycle breton ou de la Table ronde.

P. 142, 1. 2 5. — Où tout paiement est rcceu, voire monnaie rongnée. J'ai reculé devant le texte de i585 « on fout », qui malheureusement paraît être le véritable.

P. 143, 1. I. — Fiancer à la mode de la Guierchc. Les habitants de Vitré savent probablement ce que signifie ce genre de fiançailles. Il s'agit ici de la Guerche, chef-lieu de canton du département d'Ille-et-Vilaine, et non de La Guerche sur la Creuse (Indre-et-Loire).

Même p., 1. 3. — Comme dit Strabo. Il est probable que l'autorité de Strabon n'est pour rien dans cette affaire.

Même p., 1. 3. — D'avoir femme que par la vertu résultante de mon amitié onc ne l'ay entendu. Je n'ai jamais entendu me marier autrement que par amour.

NOTES. 3o5

P. 143, 1. 20. — Tu es une assez belle happelourdr , tu es un assez bon attrape-sot. Une belle happelourdc -st une chose de belle apparence et de peu de valeur, comme une fausse monnaie, qui trompe ou happe un lourdaud.

Même p., I. 21. — Kobin trouvera tousjours Marion. Souvenir de l'ancienne chanson bien connue : Li gieus de Kobin et Marion.

P. 14S, 1. 10. — Plaider et deffendre leurs droits. Ce qui était de la part de Du Fail un sujet de plaisanterie est devenu une réalité. On s'occupe beaucoup aujourd'hui en certains pays des « droits de la femme ».

P. !5i, 1. 22. — fay encore pierrette en mon soulier, j'ai encore une petite difficulté.

P. I 54, 1. I . — Dcclorre, ouvrir. Il y a dans le texte de i585, déclarer, ce qui est parfaitement inintelligible. On y a substitué, dans les éditions postérieures, le mot ouvrir, excellent pour le sens, mais s'écartant tout à fait de déclarer. Notre éditeur et collaborateur, M. Jouaust, plus heureux, a su conserver le sens en se bornant à une légère modification dans la forme. Déclarer était une coquille. Il fallait donc le remplacer. Il a trouvé tout d'abord dans declorre, ouvrir, le mot qu'il cherchait. Mais en y réfléchissant encore, après le tirage fait, et en remarquant que déclarer et declorre n'avaient pas une ressemblance assez complète pour qu'il fut certain que le compositeur avait remplacé l'un par l'autre, il a mis la main sur declavcr, (|ui se dit en Bretagne pour ouvrir (de clavis, clef), et pour le coup, il ne sera contredit par personne. J'ai cru qu'il était bon d'appeler l'attention sur le soin scrupuleux avec lequel on doit, autant (juc possible, s'attacher h. reproduire les textes des éditions originales. Dans les cas douteux, une simple modification suffit quelquefois pour faire rencontrer la meilleure version.

it 39

3o6 NOTES.

P. i54, 1. 12. — Mais toy [Moysc) autrement, mais toi, Moysc, pense autrement.

P. i53, I. 1. — Zoroastres ne peut si bien choisir le jour d'une bataille que Ninus ne le tuast. Il est inutile de faire observer que rien n'est moins prouvé que le fait cité par Polygame.

Même p., I. 3. — A son dam, pour son malheur.

Ce chapitre et le précédent, où sont exposées sous une forme plaisante les raisons qui peuvent être alléguées pour ou contre le mariage, méritent d'être lus et médites.

Chap. XXXI. — Du Gentil-homme qui fit un bon tour au

MARCHANT, ET DE l'AmOUREUX Q^Il TROMPA SON COMPAIGNON.

P. iSg, 1. 2 et suiv. — Maistrc, Sire, Monsieur, différences entre ces trois qualifications au XVI'' siècle. Du Fail insiste partout sur la nécessité de maintenir les us et coutumes qui ont établi la distinction des rangs et des conditions. Il professe un assez profond dédain pour les roturiers et les petits marchands. Il tient à la conservation des trois états, tels qu'il les trouve établis dans la Genèse, et qu'ils existeront, croit-il, jusqu'à la fin du monde! Les descendants de Cham, qui sont les roturiers, seront serviteurs perpétuels de Japhet et de Sem.

P. 162, 1. 14. — Ce marchant j avec ses finesses de la Guibray. La foire de Guibray (c'est le nom d'un des faubourgs de Falaise, en Normandie) a lieu encore chaque année du 10 au 2 5 août. C'est, après celle de Beaucaire, la plus ancienne de France. Elle a été fondée au XI* siècle par le duc Robert.

P. i63, 1. 5. — Quand la bourse s'estrccist, la conscience s'eslargist. On ne peut exprimer d'une façon plus

heureusement concise un des résultats les plus tristes de cette mauvaise conseillère qu'on appelle la pauvreté.

P. i63, 1. i5. — Faict entendre que les nues sont peaux de veaux, veut lui faire croire les choses les plus absurdes.

P. 167, 1. i3. — Eutrapel dit que lorsque Jan Kicaut, Jan Boucher, etc. Encore des détails à noter sur la vie universitaire de Du Fail, ses maîtres et ses contemporains.

P. lyo, 1. I. — Je m'en vois le faire quinaut^ je vais le supplanter. Quinaud signifie honteux, humilié, de quinc, grimace. L'auteur à'Armide, qui a illustré ce nom, a donné lieu aux mots enquinauder et quinauderie, le premier, employé par La Fontaine, se plaignant d'avoir été traité par Lulli comme l'avait été Quinault. Le second, par Voltaire, appelant ainsi une fadeur dans le genre de Quinault.

P. 171, 1. 23. — Fait comme le clocher de la Trinité de Caen. Ce clocher, qui existait au XVP siècle, d'après le témoignage de Du Fail, doit être rétabli d'après les plans de reconstruction récemment présentés par l'architecte diocésain, M. Ruprich-Robert.

Chap. XXXIl. — Tel refuse qu: aprÉù mlse ; et des hommes

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