I .• \( nt souffle en grande rafale
- l'aquilon Les arbn s, en mi sure S'en voient d( s saluts gracieux.
Il semble qu'une révérence A droit* tuche fait ployer
Le faible arbuste et L'orme immen L'aubépine et 1" fier noyer ....
B menut t giganti Un arbre b< ul s'< b1 obji cté ; Mais voyez comme il est grotesq Dans son impassibilil " Que fais-tu d ' lui dit 1" frêne,
'k Tu ne Bais p Qu' à la v Nous noua cou moment ? '
L'arbre ne voulut ri' I
Et lier, immobile, obstiné, 11 d< Ire,
Et ne voulut j cliner.
L'orgueil souvent, bui i lit vite Bon chfttimei ni '1'' L'arbre fui Et 'l*un genre bien étonnant :
Le Lendemain, sur 1«' Calvaire,
Dans i
Tout tri ■/■'.'
un mort i 1 >.u branle m< ul
Nul arbn d< bout tu
Nul arbre, ai-je dit? j'exagère :
L'arbre orgueilleux ne broncha pas.
Alors la voix de Dieu le Père Dit " Malgré toi, tu trembleras ! . . . Car bien punissable me semble L'orgueil. A partir d'aujourd'hui Justin1 à la fin des siècles, tremble, Tremble, sans arrêt, jour et nuit."
La Vierge souriait, ... et c'était grande fête, Car, Jésus essayait, ce soir, ses premiers pas. . . . Deux flambeaux éclairaient d'une clarté parfaite L'Enfant-Dieu titubant sur ses pieds délicats. . . .
La Mère du Sauveur, soudainement, tressaille, Elle ne sourit plus de son air confiant ; Car, très distinctement, sur la blanche muraille, Une ombre se dessine. ... et c'est terrifiant ! . .
Ce n'était, il est vrai, qu'illusion d'optique : Debout, les bras tendus, l' Enfant-Dieu projetait Clairement, sur le mur, le dessin prophétique De la croix Et la Vierge amèrement pleurait.