UNE AVENTURE
population du village de X . . . était di plus de moitié, depuis la veille. L uent
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avait été choisi comm • point d
it avait son împ t de là 1" brouhaha inu
dan- Le canton.
Le petit Alide, tout comme bien d'auto réjouis-
sait à l'idée d rà L'ascension d'un aéroj
maman lui avait promis qu'elle l'emmènerait, et il en sautait de joie.
" Seulement, tu restera- près de moi, Alide ; tu ne quitteras pas un seul instant. A moins que tu no
cette pro j'irai .-ans toi." La prom<
il été faite, et pour L'instant elle était sincère.
••A quelle heure, maman, L'acroplai question avait été posée au moins vil un,
et pour la vingtième t'ois la mère répondait : " C'est pour cinq heun
"Quelle heure est-il, maman demandait . car il n'avait que cinq ans, et il ue connaissait pas L'h(
■ [uatre heui
int. Q loiqu'il n'\ eut i ■• La maman d
aux supp] du pi • •
Biiivanl la ; 1,- temps le paru! i .soit laissait .
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aéroplanes. Pour ma part, ce qui m'intéresse peut-être le plus en tout cela, c'est le sang-froid avec lequeljl' aviateur risque sa vie.
On a donné le signal : la machine s'ébranle : elle glisse sur ses mignonnes roues, et gracieusement prend son essor. Tout à coup, un cri terrible, un cri désespéré se fait entendre, puis :
— " Regardez donc, ô ciel ! "
— " Mais c'est un enfant." — " Où? où donc?"
" Mais suspendu à l'aéroplane."
Un enfant ! . . .Chacun regarde auprès de soi et compte ses enfants . . . Celle à qui appartient l'enfant malheureux a oublié ses angoisses, elle s'est évanouie ! C'est la mère d'Alide. Comment cela était-il arrivé? On ne le saura jamais, sans doute, mais il était suspendu à l'aéroplane ; bientôt il lâcherait prise, et alors!
— " Dieu soit loué, s'écrie quelqu'un, l'aviateur a sauvé l'enfant."
En effet, après quelques tâtonnements, et au risque de sa vie, (car la machine balançait à faire peur), le brave homme saisit le petit imprudent par un bras, et le jeta au fond de l'aéroplane. Alide avait perdu connaissance, et s'il n'avait pas lâché prise, eomme le public s'y attendait, c'est qu'il avait un bras pris à de certains cordages.". . .ce qui lui avait sauva la vie.
Quand, enfin, il ouvrit les yeux, Alide n'eut pas la notion exacte des choses. Il allait poser quelques questions, mais l'aviateur lui dit brièvement : "Tais-toi et regarde. '
Le pauvre petit, en enfant intelligent qu'il était, obéit : il regarda et vit : Il vit d'abord une immense étendue
d'eau ; c'était le lac Saint-Pierre ; puis, l'aéroplane se balançant doucement sous la brise, vogua ver.- le vil! de X. Voici les premières maisons du village, et voici aussi la Croix aux quatre fourches du chemin. . .Et, ce grand carré?. . .qu'< donc?— C'est celui de l'église.
On aperçoit le magnifiqi te teint des lueurs du soleil
déclinant. Connue on va rapidement, et que c'est délirant cette course, dans les air-! T Alide reconnaît
chcz-lui, dans la grande rue. et pui3, là-bas, des mil] de petits personnages qui gesticulent en regardant l'aéroplane ; c'est la foule que l'enfant a quittée tout à l'heure, bien malgré lui. Ils sont tous là . . . . La machine B'abai lentement, effleure le sol, puis s'an as Becousse et
Bans bruit. Alide, croyez-le, n'est pas le dernier à mettre pied à terre ; en un clin d'œil, il est entouré, pi triomphe on le porte à sa mère, (pli pleure et qui rit en t dan- ses bras son cher petit, qu'elle avait cru ne plus revoir vivant.
Quand la maman i de raconter cette aventure,
elle pleure encore. Et l'autre jour, Alide lui dit : uNe pleure pas, maman, o'état si beau, si beau ! '
ÏÏJa légriiàr ^u crnulilr