IX. LE BAISER RENDU
Guillet passoit avec sa mariée.
Un gentilhomme à son gré la trouvant :
1 Ce conte est tiré du Formulaire foi t recréatif de tous contrats, donations, etc., par Bredin le Cocu; du Moyen de parvenir, de Beroalde de Verville , et des Contes aux heures perdues, par d'Ouville : Conte d'un jeune peintre et de sa femme.
k Qui t'a, dit-il, donné telle épousée? Que je la baise, à la charge d'autant. — Bien volontiers, dit Guillot à l'instant Elle est, monsieur, fort à votre service. » Le monsieur donc fait alors son office , En appuyant. Perronnelle en rougit.
Huit jours après, ce gentilhomme prit Femme à son tour : à Guillot il permit Même faveur. Guillot, tout plein de zèle : « Puisque, dit-il, monsieur est si fidèle, J'ai grand regret, et je suis bien fâché Qu'ayant baisé seulement Perronnelle, Il n'ait encore avec elle couché. »