‹ Contes et nouvelles en vers (volume 2)Chapitre 4 sur 93 · I E 5 OIES · texte numérisé non relu

I E 5 OIES

S’ils font vrais , il les défaprouve.

Iroit-il après tout s’alarmer fans raifon Pour un peu de plaifanterie?

Je craindrois bien plutôt que la cajolerie Ne mît le feu dans la maifon.

ChalTez les foupirans ; Belles, fouffrez mon livre;

Je réponds de vous corps pour corps.

Mais pourquoi les chalfer?ne fçauroit-on bien vivre Qu’on ne s’enferme avec les morts ?

Le monde ne vous connoît gueres ,

S’il croit que les faveurs font chez vous familières:

Non pas que les heureux amans Soient ni Phénix ni Corbeaux blancs ;

Audi ne font-ce fourmillieres.

Ce que mon livre en dit , doit paffer pour chanfons.

J’ai fervi des beautés de toutes les façons :

Qu’ai-je gagné ? très-peu de chofe ;

Rien. Je m’aviferois fur le tard d’être caufe Que la moindre de vous commît le moindre mal. Contonsrmais contons bien;c’eft le point principal , C’eft tout : à cela près , cenfeurs , je vous confeille De dormir comme moi fur l’une & l’autre oreille. Cenfurez tant qu’il vous plaira Méchans vers de phrafes méchantes ;

Mais pour bons tours , laiffez-les là :

Ce font chofes indifférentes ;

Je n’y vois rien de périlleux.

Les meres , les maris me prendront aux cheveux Pour dix ou douze contes bleus !

- -, — — ërsfe--—- - ■ et

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