I E 5 OIES
S’ils font vrais , il les défaprouve.
Iroit-il après tout s’alarmer fans raifon Pour un peu de plaifanterie?
Je craindrois bien plutôt que la cajolerie Ne mît le feu dans la maifon.
ChalTez les foupirans ; Belles, fouffrez mon livre;
Je réponds de vous corps pour corps.
Mais pourquoi les chalfer?ne fçauroit-on bien vivre Qu’on ne s’enferme avec les morts ?
Le monde ne vous connoît gueres ,
S’il croit que les faveurs font chez vous familières:
Non pas que les heureux amans Soient ni Phénix ni Corbeaux blancs ;
Audi ne font-ce fourmillieres.
Ce que mon livre en dit , doit paffer pour chanfons.
J’ai fervi des beautés de toutes les façons :
Qu’ai-je gagné ? très-peu de chofe ;
Rien. Je m’aviferois fur le tard d’être caufe Que la moindre de vous commît le moindre mal. Contonsrmais contons bien;c’eft le point principal , C’eft tout : à cela près , cenfeurs , je vous confeille De dormir comme moi fur l’une & l’autre oreille. Cenfurez tant qu’il vous plaira Méchans vers de phrafes méchantes ;
Mais pour bons tours , laiffez-les là :
Ce font chofes indifférentes ;
Je n’y vois rien de périlleux.
Les meres , les maris me prendront aux cheveux Pour dix ou douze contes bleus !
- -, — — ërsfe--—- - ■ et