‹ Contes et nouvelles en vers (volume 2)Chapitre 54 sur 93 · LES LUNETTES · texte numérisé non relu

LES LUNETTES

Juft^u’au plancher. Il s’en fallut bien peu Que l’on ne vit tomber la lunetiere.

Elle ne prit cet accident en jeu L’on tint chapitre , Sc fur cette matière Fut raifonné long-tems dans le logis.

Le jeune loup fut aux vieilles brebis Livré d’abords Elles vous l’empoignerent ,

A certain arbre en leur cour l’attachèrent * Ayant le nez devers l’arbre tourné ,

Le dos à l’air avec toute la fuite :

Et cependant que la troupe maudite Songe comment il fera guerdonné ,

Que l’une va prendre dans les cuifines

S Tous les balais , <Sc que l’autre s’en court A l’arfenal ou font les difcipîines ,

S Qu’une troifieme enferme à double tour

Les Sœurs qui font jeunes &c pitoyables, Bref que le fort , ami du marjeolet Ecarte ainfi toutes les déteflables ;

1 Vient un Meunier monté fur fon mulet , Garçon quarré , garçon couru des filles ,

Bon compagnon , &c beau joueur de quilles. Oh , oh ! dit-il , qu’ell-ce-la que je voi ?

Le plaifant Saint ! jeune homme , je te prie * Qui t’a mis-là ? font-ce ces Sœurs , dis-moi ? Avec quelqu’une as-tu fiait la folie?

Te plaifoit-elle ? étoit-elîe jolie ?

Car à te voir tu me portes , ma foi ,

( Plus je regarde <3 c mire taperfonne)

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