‹ Contes et nouvelles en vers (volume 2)Chapitre 56 sur 93 · LUNETTES · texte numérisé non relu

LUNETTES

Ce fcrupuleux qui ne vaut rien à rien.

Employez-moi ; vous verrez des merveilles :

Si je dis faux , coupez-moi les oreilles.

D’un certain jeu je viendrai bien à bout;

Mais quant au fouet je n’y vaut rien du tout: Qu’entend ce ruftre , <St que nous veut-il dire , S’écria lors une de nos fans-dents ?

Quoi ! tu n’eft pas notre faifeur d’enfans ?

Tant pis pour toi, tu pairas pour le Sire.

Nous n’avons pas de telles armes en main. Pour demeurer en un fi beau chemin.

Tiens, tiens ; voilà l’ébat que l’on defire.

A ce difcours , fouets de rentrer en jeu ,

Verges d’aller , de non pas pour un peu; Meunier de dire en langue intelligible.

Crainte de n’être alfez bien entendu ,

Mefdames , je . . . ferai tout mon poflible ,

Pour m’acquitter de ce qui vous eft dû.

Plus il leur tient des difcours de la forte.

Plus la fureur de l’antique cohorte Se fait fentir. Long-tems il s’en fouvint. Pendant qu’on donne au maître l’anguillade. Le mulet fait fur l’herbette gambade.

Ce qu’à la fin l’un & l’autre devint ,

Je ne le fçais , ni ne m’en mets en peine.

Suffit d’avoir fauvé le Jouvenceau.

Pendant un teins-, les leéleurs , pour douzaine De ces Nonnains au corps gent Sc fi beau , N’auroient voulu, je gage , être en fa peau.

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