LE REMEDE
Chofe facile autant que naturelle :
L'émotion lui tourna la cervelle :
Elle fe cache elle-même , & tout bas Dit en deux mots quel efl fon embarras. L’amant futfage ; il prefenta pour elle Ce que Brunei à Marphife montra^
La Gouvernante , ayant mis les lunettes 5 Sur le galant fon adreffe éprouva :
Du bain interne elle le régala.
Puis dit adieu , puis après s’en alla.
Dieu la conduife , 8c toutes.ceiles-là Qui vont nuifant aux amitiés fecrettes.
Si tout ceci palfoit pour des fornettes ,
( Comme il fepeut , je n’en voudrois jurer ) Onchercheroit de quoi mecenfurer.
Les Critiqueurs font un peuple févére :
Ils me diront , votre Belle en fortit En fille fotte 8c n’ayant point d’efprit ;
Vous lui donnez un autre caractère ;
Cela nous rend fufpecle cette affaire ;
Nous avens lieu d’en douter , auquel cas Votre Prologue ici ne convient pas.
Je répondrai . . . Mais que fert de répondre? C’efi: un procès qui n’auroit point de fin :
Par cent raifons j’aurois beau les confondre ; Cicéron même y perdroit fon Latin,
Il me fufiit de n’avoir en l’ouvrage
Rien avancé qu’apres des gens de foi :
J’ai mes garans ; que veut-on davantage ? Chacun ne peut en dire autant que moi.
:SSàP: