‹ Contes et nouvelles en vers (volume 3)Chapitre 30 sur 84 · Tome 11, K · texte numérisé non relu

Tome 11, K

146 Pr CAS

À propos : l’ehfiémi n’étoit plus qu'à vinpt pas, Plus fort qu'à l’érdinaire ; & c’eût été grand cas

Qu'après de femblables idées,

Amour en fût demeuré là :

Il comptoit pour fienñes déja

Les faveurs qu'Añne avoit gardées.

Qui ne s’y fût trompé ? plus je fonge à cela, Moins je le puis comprendre. Anne la fcrupüleufe N’ofa, quoi qu'il en foit, le garçon régaler ; Ne laïiffant pas pourtant de récapituler Les points qui la rendoïent encor tôle Honteufe. Pâques vint, & ce fut un nouvel émbarras.

Anne faifant pafler fes péchés en revue; Comme un pañle-volänt mit en un coin ce cas;

Mais là chofe fut apperçue:

Le Curé Meffire Thomas Scut relever le fait ; & comme l'on Peut croire, En confeffeur ‘exà@ il fit conter l’hiftoire,

Et circonftancier le tout fort lérnent , Pour eh connoître l'importance,

Puis faire aucunement quadrer la pénirence,

Chofe où ne doit errer un confefleur prudent. Celui-ci mal-menà là Belle.

Être dans fes régards à tel point fenfuellé ! C'eft , dit-il, un très-grand péché.

Autant vaut l'avoir vu que de l'avoir totiché,

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