L'ET ICO NP ER
Si quelque endroit n’a point quelque defaut.
Que ferois-tu malheureux iaus ta femme?
Monfieur s’en va chopiner, cependant Qu'on fe tourmente ici le corps & l’ame; I! faut agir fans ceffe en l’attendant.
Je n’ai goûté jufqu’ici nulle joye:
J'en gouterai deformais, atten ty.
Voyez un peu, le galand à bon foye:
Je füuis d’avis qu'on laiffe à tel mari Telle moitié. Doucement nôtre Epoufe, Dit le bon homme. Or fus, Monfieur, fortez:
Cà que je racle un peu de tous côtez Vôtre Cuvier, & puis que Je l’arroufe; Par ce moyen vous verrez s’il tient eau, Je vous répons qu’il n’eft moins bon que beau. Le galant fort; l’Epoux entre en fa place, Racle par tout; la chandelle à la main, Deçà delà, fans qu’il fe doute brin De ce qu’amour en dehors vous lui brafle, Rien n’en pôt voir; & pendant qu’il repañle Sur chaque endroit, affublé du cuveau, Les Dieux fufdits lui viennent de nouveau Rendre vifite, impofant un ouvrage A nos Amans bien different du fien, I regrata, grata, frota fi bien, Que nôtre couple, ayant repris courage, Reprit auffi le fil de l’entretien Qu’avoit troublé le galant perfonnage.
. Dire comment le tout fe pût palier , Ami Lecteur, tu dois m'en difpenfer :
Sufiit
L'BSCUV I ER Suffit que j’ai très-bien prouvé ma thefe.
Ce tour fripon du couple augmentoit l’aife.
Nul d’eux n’étoit à tels jeux aprentif.
Soyez Amant, vous ferez inventif.