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Contes et nouvelles en vers

es nouvelles en vers dont ce livre fait part au public, & dont l'une ejl tirée de VArioJîe, & Vautre de Boccace, quoique d'un ftyle bien différent, font toutefois d'une même main. L'auteur a voulu éprouver lequel caractère eft le plus propre pour rimer des contes : il a cru que les vers irréguliers ayant un air qui tient beaucoup de la profe, cette manière pour-

roit fembler la plus naturelle, & par conséquent la meilleure. D" autre part auffi le vieux langage, pour les chofes de cette nature, a des grâces que celui de notre fiècle n'a pas. Les Cent Nouvelles, les vieilles traductions de Boccace & des Amadis, Rabelais, nos anciens poêles , nous en foumiffent des preuves infaillibles. L'auteur a donc tenté ces deux voies fans être certain laquelle eft la bonne. C'ejt au leàeur à Je déterminer là-deffus ; car il ne prétend pas en demeurer là, & il a déjà jeté les yeux sur d'autres nouvelles pour les rimer. Mais auparavant il faut qu'il f oit affïiré dufuccès de celles-ci, & du goût de la plupart des perfonnes qui les liront. En cela, comme en a'autres chofes, Têrence lui doit fervir de modèle. Ce poète n'écrivoit pas pour fe fatisfaire feulement, ou pour fat is faire un petit nombre de gens choijis ; il avoit pour but populo ut placèrent quas feçisset

FABULAS.

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