‹ Contes et nouvelles litérairesChapitre 28 sur 62 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

tou-'àn-kou ( suivi de soldais ).

J'ai passé tout le jour dans mon hôtel de général en chef; maintenant je m'en retourne dans ma maison particulière. Officiers ! rangez vos soldats, marchez à leur tète, et faites-les suivre d'un pas lent et mesuré.

TCIIING-Prï.

Holà ! voilà ce vieux brigand qui arrive !

tou-'an-kou.

Que viens-tu faire ici, Tou-lching?

TCHING-PEÏ

Holà ! vieux scélérat, je ne suis pas Tou-lching; je suis l'Orphelin de la famille de Tchao. Il y a vingt ans que lu massacras sans pitié ma maison entière, qui se composait de trois cents personnes; je vais te prendre aujourd'hui, pour venger les injures de ma famille.

tou-'an-kou.

Qui est-ce qui l'a appris tout cela?

TCH1NG-PEÏ

C'est Tching-ing.

tou-'an-kou, à fart.

Ce jeune homme ne paraît pas être Tenu ici avec de bonnes intentions. Sauvons- nous pour nous tirer d'affaire.

TCHING-PEÏ

( // chante sur l'air: Siao-ho-chang. )

« Moi [ter), j'ai déployé de tous côtés des forces

« imposantes ; toi {ter), comment pourrais -tu

« fuir ou taire face à l'orage? Tout-à-coup {ter)

« je lai frappé de terreur, et son ame défaillante

« est prête à s'échapper. Retiens {ter) l'insolence

« de ta langue. Oui, oui, oui, il n'v a plus à dé-

« libérer. Courons, volons, précipitons-le de sa

« selle brodée.»

( Tching-pe'i saisit Tou-an-Jtou , qui est garoité par les soldats. A Tou-an-hou.')

Holà! Tou-'an-kou, infâme brigand, qui immolais les hommes les plus vertueux! maintenant que te voilà pris par Tching-peï, qu'as-tu à répondre?

tou-'an-kou.

Si j'avais élé vainqueur, je devenais roi; vaincu, je suis votre prisonnier. Puisque je suis réduit à

celte extrémité, je ne demande qu'une chose, c'est de mourir promptement.

tching-peÏ , parlant au pî'emier ministre. Seigneur, prêtez votre appui à Tching-peï.

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