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LAISSEZ-MOI PA

MERGLE

Ils descendirent comme un tourbillon dans la vallée, passèrent par-dessus un petit pont blanc et virent devant eux un certain nombre de petits poneys bourrus qui s'ébattaient sur la chaussée.

Involontairement, ils ralentirent.

— Pouh ! cria M. Hoopdriver.

Les poneys lancèrent des ruades comme pour les narguer.

Cela fit perdre patience à M. Hoopdriver qui fonça sur eux, faillit en heurter un et les envoya bondir par-dessus le fossé dans les fourrés sous les arbres, ce qui laissa le passage libre à Jessie.

Puis, la route se mit à montrer doucement mais continuellement.

Les pédales s'alourdirent. L'haleinede M. Hoopdriver faisait un bruit de scie.

Le tandem reparut, faisant des efforts désespérés au bas de la montée, tandis que les autres étaient encore assez loin.

Alors, grâce au ciel, il y eut un plateau, puis une série de montées et de descentes, sur cette autre route dont le seul inconvénient était son exposition * impitoyable au soleil de

l'après-midi.

M. Hoopdriver crut voir les cavaliers du tandem descendre au bas de la montée, et il ne reparurent plus sur le fond bleu du ciel bridant avant que les fugitifs eussent atteint l'ombre de quelques arbres et pris une avance d'un bon mille.

— Nous gagnons du terrain, dit M. Hoopdriver dont le front déversait sans répit des gouttelettes qui tombaient sur ses yeux. — Cette côte...

Mais ce fut leur dernière lueur de succès.

Tous deux étaient exténués. M. Hoopdriver surtout était tout à fait à bout de forces et ce fut seulement la honte qui retarda l'aveu de sa fatigue physique.

• A partir de ce moment, le tandem ne cessa de se rapprocher d'eux régulièrement.

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