‹ ContesChapitre 30 sur 32 · ARTHUR, ANNUNZIATA · texte numérisé non relu

ARTHUR, ANNUNZIATA

Arthur, les yeux bandés. Quelqu'un le pousse du dehors par les épaules et il vient en trébuchant s'arrêter, le nez levé, au milieu de la chambre. Y SOmmeS-nOUS ?

AnNUNZIATA, lui enlevant le bandeau. Ça y CSt,

mon beau saint Georges !

Arthur. — Saint Georges ?

Annunziata. — Ne m'avez-vous pas délivrée du dragon?

Arthur. — Ah ! le sac de cuir? Ma foi, je l'avais oublié. Je ne pensais qu'au bonheur de vous voir !

AnnUxXziata. — Ne croyez pas, Arthur, que si je vous ai permis de franchir le seuil de ce palais, j'aie jamais eu l'intention de violer en votre faveur les saintes lois de la chasteté.

Arthur. — Je n'ose pas Tespérer. mais ce n'est pas l'envie qui me manque, au moins!

Annunziata. — 0 malheureuse ! ô imprudente ! sa passion ne connaît plus de bornes! Comment

lui résister ? (Elle va s'agenouiller aux pieds de la madone.)

Sainte madone! protégez-moi! Hélas! pourquoi ai-je consenti à ce fatal rendez-vous!

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