‹ Contes fantastiques d'HoffmannChapitre 3 sur 87 · X NOTICE SUA HOFFMANN · texte numérisé non relu

X NOTICE SUA HOFFMANN

liques réunions de la cour . de toutes ces solennités de théâtre. L'effroyable bataille il» 18 octobre changeait In face des Etats; Napoléon ramenait en France les débris de son armée, et le noble roi Auguste expiait en prison l'honneur de n'avoir pas voulu faillir à sa parole chevaleresque.

Hoffmann se sépara de Seconda, etpassa quelques mois a Leipzig, travaillant avec ardeur pour les libraires, poulies édi leurs de journaux, et ne retirant qu'un faible produit de tous ses travaux.

Enfin, en 1814, Hippel le fît rentrer au service, et l'année suivante il fut nommé conseiller de répence à Berlin. Cette fois le voilà dans une situation ferme et paisible; cette fois la fortune, qui s'est tant jouée de lui, le prend sous ses ailes et lui sourit. Ses contes, que naguère il osait à peine proposer aux libraires, se répandent en Allemagne, et lui font une rapide renommée. Son opéra à'Cndine est représenté avec éclat sur le théâtre de lîerlin; son roman de Mademoiselle de S cud éri enrichit un éditeur de Francfort, (fui lui demande encore un dé ces contes, encore une de ces scènes terribles qui effraient et qui charment les lecteurs. Cette, fois le monde vient à lui , le recherche, l'adule; mais Hoffmann a l'esprit aigri par la souffrance, le cœur ulcéré par les longues anxiétés et les déceptions qu'il a subies. Il n'aime pas ce monde qui l'a dédaigne dans sa misère et qui le flatte dans ses succès; il n'aime que la solitude où il s'abandonne librement ù la fantasmagorie de ses rêves, le eercle de confidents dévoués au milieu duquel il peut se livrer sans contrainte, à sa verve sardonique, et la taverne qui lui donne une exaltation factice. Déjà, à Leipzig, il seglissait volontiers le soir dans un de ces cabarets souterrains où sur une longue ligne de rayons pareils à ceux d'une bibliothèque, les tlncons de vins d'Allemagne brillent à côté de ceux de France cl d'Italie. \ Berlin, l'aisance matérielle qu'il avait soudainement reemi-

NOTUIH SOK UOFFKASK. M

\réé favorisa ce dangereux penchant. Plus riche alors (|ti'il ne l'avait jamais été, il pouvait satisfaire plus facilement sa convoitise. Le vin fascina ses regards, troubla ses sens. La débauche, qui choisit souvent ses victimes parmi les plus belles intelligences, qui, comme une courtisane éhontée, enlace ceux qui étaient nés pour goûter le charme d'un noble amour, la débauche le saisit, l'étourdit, le subjugua.

Hit/ig, qui était redevenu son collègue a Berlin comme il l'avait été à Varsovie, essaya de l'arracher au funeste attrait de la taverne par des soirées littéraires et des réunions intimes. La venaient Gontessa, aimable et spirituel conteur, Chamisso le poète, Koreff le médecin, homme instruit et prompt à la repartie. Cette société avait été inaugurée le jour de Sain t-Séra pion ; de là le titre sous lequel Hoffmann réunit la plus grande partie de ses contes et de ses entretiens littéraires. Confessa figure dans les discussions des Frères de Sèrapion sous le nom de Sylvestre, et le docteur Koreff sous celui de Vincent.

Mais ees réunions amicales, ces causeries philosophiques et artistiques ne pouvaient détourner Hoffmann de sa fatale passion, et cette passion affaiblit ses facultés intellectuelles, énerva ses forces physiques, cl abrégea sa vie.

En 1822, il tomba malade, et souffrit pendant cinq mois des souffrances horribles. Ses membres étaient paralysés, sa moelle épiniére se desséchait. Il fallait l'habiller comme un enfant, le porter dans son lit, l'asseoir dans son fauteuil. Il conservait cependant encore la vivacité de sa parole et les principales qualités de son imagination. Ne pouvant se servir de ses mains pour écrire, il dictait. La douleur, loin d'anéantir sa verve, lui inspirait parfois d'étonnantes saillies. Un jour, pour ranimer ses forces vitales, les médecins lui avaient appliqué un moxa de chaque cote de l'épine dorsale; Hïtzjg vint le voir quelques instants après cette opération. « Ne sens-tu pas une odeur de roti? u

Ml NOTICE SliK HOFFM AN.Ni

lui cria Hoffmann en l' aperce? ânt. Puis il se mit à lui raconter gaiement tons les détails de la cure à laquelle on venait de le soumettre. « Pendant que le médecin exerçait ainsi, ajouta-t-il, son art sur mon pauvre corps, l'idée m'est venue qu'il me plombait pour que je n'entrasse pas dans l'autre monde en contrebande, »

Un mois après, Hoffmann n'existait plus ; il mourut le 25 juin 1822, à l'âge de quarante-six ans.

En Allemagne, la mémoire d'Hoffmann est encore vivante, et se retrouve partout. Dans la voiture de Francfort, je rencontrai un bon littérateur allemand qui ne se lassait pas de m'en parler. A Leipzig, on me montrait la maison où il habitait, pauvre et soucieux, la cave où il se sentait, comme il le dit lui-même, glisser sans le vouloir, .f 'allai voir Rochlitz, et Rochlitz, le directeur du journal de musique, ne pouvait oublier qu'il l'avait eu longtemps pour collaborateur. A Dresde, on vantait ses talents comme chef d'orchestre et régisseur du théâtre. A Berlin, on me conduisait chez Hitzig, qui ne pouvait encore s'entretenir de son ancien ami sans émotion. On me montrait les deux jeunes filles, deux sœurs aux yeux noirs, qui ont servi de (ype a quelques-unes des plus belles et des plus gracieuses créations d'Hoffmann. Toutes les deux n'étaient encore que des enfants; il les prenait sur ses genoux, et leur racontait quelques-uns de ses plus jolis récits, en même temps que Chaniisso composait pour elles sou Pierre ScMemihl. Ainsi je voyais son souvenir profondément gravé dans le cœur de tous ceux qui l'avaient connu ; puis je m'en allais hors de la ville, au cimetière où je trouvais son tombeau , une simple pierre, une épitaphe de quelques mots, ses titres de poète, de musicien et d'artiste, que l'on épelait lentement, comme si l'on eût craint d'avoir trop tôt fini.

Mais surtout on ne manquait pas de me faire visiter cette cave où l'imagination d'Hoffmann n vu tant de scènes étranges, tant de figures tristes ou bouffonnes, cette cave.

MOT ICI SUR HOf'KNA\> . XIII

qui n'est pas une voûte sombre et humide, comme son nom pourrait le faire croire, mais un joli salon au rez-dechaussée, dans la Cliarlotten-Strasse. Là viennent encore beaucoup d'anciens amis d'Hoffmann par souvenir, beaucoup d'étrangers par curiosité, et nombre de bonnes bouteilles de vin de Rudesheim se vident chaque jour en l'honneur de celui qui a peuplé ce lieu de ses poétiques rêveries.

Un soir, j'étais là très-attentif a tout ce que je voyais, très-désireux de m'expliquer comment l'esprit vagabond du romancier avait pu faire de cette jolie salle, aux rideaux de soie, aux pelviennes vertes, aux tentures jaunes et bleues, une description parfois si bizarre, et de toutes ces bonnes ligures prussiennes attablées autour de moi, tant de personnages si curieux il voir. Je cherchais là le merveilleux, et ne voyais, je l'avoue, qu'une vulgaire réalité. Il y avait pourtant autour de moi des cigares de la Havane et de grosses pipes en porcelaine, qui entremêlaient leurs nuages de fumée; il y avait des joueurs de cartes et de petites tables, et du vin, et de la bière, et je n'en demeurais pas moins dans un état de calme positif désespérant lorsqu'un de mes amis , qui était assis à côté de moi , me l'amena Vers le passé.

" Écoutez, me dit-il, vous savez que j'ai vécu longtemps dans l'intimité d'Hoffmann, et je ne crois pas pouvoir trouver une circonstance, meilleure, un lieu plus convenable pour vous raconter sur lui quelques particularités assez remarquables. »

f-à-dessus, mon ami, en bon Allemand qu'il était, rallume sa pipe, se verse un grand verre de bière, et commence ainsi :

« Cette cave de Luther était jadis, comme vous le savez, le lieu oùil venait passer quelques heures chaque soir. Avec lui et Hitzig, et. Koreff le médecin, venait aussi Devrient l'acteur. Devrient était l'Ame et la vie de cette réunion;

XIV NOTICE Si;K HOrF-HANH.

Devrient causait, criait, amassait, par ses plaisanteries, tout le monde autour Ai: lui, peudaut qu'Hoffmann, ia tête penchée sur sa poitrine, se perdait dans ies rêves de son imagination. Le pauvre poète, avec sa nature triste et maladive, servait souvent à égayer son insouciant compagnon. Un jour, par exemple, les Fantaisies de Callot venaient de paraître, Hoffmann arrive le soir chez Luther avec son inséparable acolyte, le jeune Devrient, et quelques autres amis, pour fêter, par d'amples toasts, cette publication. Tout a coup il cherche sa tabatière, et ne la trouve pas. « Vous n'avez pas ma tabatière'.' dit-il à Devrient. — Moi, répond ceiui-ci, vraiment non ; mais vous êtes si distrait, qui sait où vous l'aurez laissée'. 1 — Eh bien ! prêtez-moi la vôtre. — La mienne est v ide ; mais je vais donner un grossclten au garçon pour qu'il aille chercher de quoi la remplir. » Le garçon sort après sa leçon faite, et revient avec un cornet dont. Devrient s'empare. •< Voyez, dit celui-ci en le déroulant lentement et avec une tristesse visible, voyez pourtant, mes amis, à quoi tient aujourd'hui le destin des auteurs ! Vous savez que les Fantaisies de Callot, l'un des plus beaux ouvrages de notre cher Théodore, ont paru ce matin, et voilà que l'épicier s'en scrl déjà pour faire des cornets à tabac. »

« Hoffmann se jette sur le malencontreux papier, et il fallut se hâter de lui dire que Devrient n'avait pas craim de gâter un exemplaire de son ouvrage pour lui jouer ce mauvais tour.

«Ce Devrient était un acteur d'un mérite rare, un homme d'un tel talent, que le roi de Prusse s'étaiteru une fois obligé de lui payer toutes ses dettes, et ce n'était pas peu de chose. Il passait ordinairement sa journée à jouer et à boire. A six heures, il avait à peu près perdu l'usage de sa raison ; on venait le chercher pour qu'il remplit son rôle, on l'habillait sans qu'il sut comment; on le conduisait dans les coulisses, et il laissait faire; puis, au moment ou il devail paraître,

Digitizcd by Cooglt:

NOTICB StJB HOtKMANN. XV

»n k' poussait sur la scène, et voilà un homme qui, en l'ace des quinquets, en face du public, en face de l'orchestre et du parterre , recouvrait tout à coup la mémoire , l'intelligence, l'action, et jouait d'une manière ravissante. Explique qui voudra ce fait singulier, mais il s'est répété mille fois, et tout le théâtre de Berlin en a été témoin.

«Quandil avait rempli sa tache, il revenait dans la cave de Luther, et il y avait toujours là une nombreuse réunion, impatiente de le voir arriver, qui faisait éclater sa joie a son. approche , et qui se formait en cercle autour de lui pour regarder sa physionomie si mobile, pour entendre sa conversation, assaisonnée de tant de pointes d'esprit, assez souvent même d'uu peu de cynisme.

«Un matin, il Était encore dans son lit, demi-dormant, demi-éveillé, lorsque sa porte s'ouvre, et il voit entrer Luther. Singulière apparition pour lui, qui n'avait jamais vu Luther que le soir, à la clarté des lampes, au milieu d'une atmosphère de fumée. Peut-être comprit-il bien le motif -d'une telle visite, et, en bon acteur, il tacha de donner à son maintien et à sa physionomie toute la dignité possible.

n Cependant Luther s'approche d'un air embarrassé, fait trois révérences, demande mille pardons, puis avance d'un pas, puis s'arrête encore. .

«Eh bien! Luther, qu'y a-t-il pour votre service?» dit Devrient d'un ton de voix d'Agamemnon parlant à quelque pauvre Grec.

« Monsieur... en vérité..., répond Luther..., je regrette extrêmement... mais vous le savez... les temps sont mauvais... je n'ai jamais voulu vous importuner; mais enfin, il y a bien maintenant quelques centaines de thalers sur votre compte... et...

« — C'est bon, je vous comprends, dit Devrient avee la dignité d'un homme qui n'est pas habitué à entendre de telles requêtes : retirez- vous, vous serez payé. »

*vi piotiti- sua ihikitiuisn.

uKt Luther s'en va à reculons, faisant force salut* et demandant encore mille fois pardon.

« Le soir, cependant, tous les admirateurs de Devrient se sont réunis dans la fameuse cave pour te voir arriver, et point de Deviïetit; le lendemain, même déception, le surlendemain encore. Qu'est-it donc devenu? où est 411 Saiton s'il est malade, s'il boude, s'il n'a pas été tué en duel, s'il n'est point en prison'; On s'adresse toutes ces questions avec anxiété, on forme mille conjectures, on a recoure aux enquêtes, car il n'y va de rien moins que des plaisirs de tout, l'hiver, des distractions de. chaque soirée. Enfin, on apprend que Devricnt n'est ni malade ni eu prison , mais qu'il a choisi, pour y tenir ses séanees, une autre cave, où se rassemblent déjà tous les curieux. Alors adieu la Charlotten-Strasse, adieu Luther et sa jolie salle, et son bon vin , et ses petites tables. Peu s'en faut qu'en le quittant on ne lui dise encore des injures; peu s'en faut qu'on ne le paie pas, pour le punir de son ingratitude; et Luther, abandonné, perdu, ruiné, ne sachant plus que ! faire, .voyant sa cave déserte, son enseigne impuissante, sa gloire effacée, sa caisse vide, arrive un jour, pale, et le désespoir dans le cœur, chez Devrient, et lui dit : « Monsieur, venez, buvez, dispose?, de moi, de mes garçons, de ma salle, de ma bière et de mon vin de Rudesheim, je ne vous demande pas un sou. n Et l'on dit que Devrient ne se fit pas scrupule de profiter de la permission.

« Il y a dans la vie de Hoffmann une page plus belle que celle où sont inscrites ses relations avec Devrient; c'est lorsque, revenant parfois le soir, las du monde, qui ne lui inspirait plus aucune sympathie, lasdeshommesqui avaient exercé sa verve moqueuse, il se retrouvait seul chez lui, seul avec sa tristesse, avec ses rêves d'artiste, avec ses crayons et son piano, ses livres et son grand fnuteuil. Alors il commençait ordinairement par s'asseoir devant son piano, >l en faisait vibrer les touches, et la note qui tremblait suus

NOTICE SI! It HOfFMANS, XVII

ses doigts, raccord musical qui résonnait dans l'air, lui (lui niaient une sorte de eommotiuu électrique. Alors arrivaient-lés morceaux d'inspiration, les brillantes fantaisies, les beaux passages d'fnJine, et le monde réel fuyait loin de lui, et son àme preuait l'essor avec ces riches inspirations, avec cette poésie musicale, avec ces airs capricieux , avec ces flots de mélodie ; puis, quand il se sentait échauffe, entraîné, enthousiasmé, il s'en allait fermer sa porte à double tour, puis rentrait dans son sanctuaire avec un visage épanoui.

« Ace moment, vous eussiez vu le bon Hoffmann, tirant du fond d'une armoire une bouteille bien cachetée, puis un verre , puis d'une autre armoire , encore plus soigneusement fermée que la première , une vingtaine de petites ligures en carton qu'il rangeait symétriquement sur la table : c'étaient tous les personnages principaux de ses romans, qu'il avait lui-même dessinés , collés sur carton et découpés. Là venaient la pale et poétique héroïne du Violon île Crémone, la jeune comtesse du Majorât, la pauvre Anna de Don Jwin, la jolie fille de maître Martin, e.t Olivier lïrusson, et le grave et majestueux Marina Falieri. Maintenant voyez- vous Hoffmann se séquestrant de la foule , »' échappant d'une haute société où l'on eût voulu le conserver, Hoffmann s' enfermant avec le monde qu'il s'est fuit, avec ces figures qui lui doivent leurs traits, leur forme, leur expression. Il les regarde tour ù tour, il leur parle, il leur sourit, il les aime et les trouve belles ; puis il boit cette précieuse bouteille de vin de Johannisberg en leur honneur; puis voilà que le feu lui monte à la tète, que son imagination se jette encore une fois hors de toutes les réalités. Alors ce ne sont plus seulement des figures inanimées qu'il a devant lui , dis ligures dessinées à la main et collées sur papier : non, elles vivent, elles si' meuvent , elles reprennent leur place dans te roman qu'il leur a assigné, elles agissent comme il l'a

XVIII NOTICE SMH HOPFMJHN.

voulu, elles achèvent leur drame ; il voit ces yeux qui lu regardent, ci's lèvres qui lui sourient, cesirontsqui pâlissent ; il entend leur voix, leurs accents d'amour et de douleur; il entend le violon de Crémone qui rend un dernier accord et se brise; l'orgue quiaccompagne avec ses mouvements religieux le sanclus; l'orchestre qni soutient la voix d'Anna dans Don Juan. Autour de lui des plaintes bourdonnent, des cris d'adieux s'échangent, des iimes se plaignent, des larmes tombent ; autour de lui flottent des visages pales, des ombres incertaines, des femmes éplorées et des êtres grotesques. Oh I son cœur se resserre , ses yeux regardent toute cette fantasmagorie avec effroi. Oh! pauvre Hoffmann! pauvre Hoffmann 1 il y a de la folie dans un tel transport d'imagination; mais connaissez-vous une folie plus triste, une idée plus touchante que celle de cet artiste, de ce poète qui ne peut plus exister avec le monde réel , et qui existe avec ses rêves peints sur le papier, avec ces iigures qu'il a découpées, et auxquelles il donne l'âme , le regard , la parole et la vie ? »

Tout en professant une vive sympathie pour le talent d'Hoffmann, pour cette imagination tour à tour si vive et si tendre , pour ces contes qui allient tant de fines et délicates peintures , tant d'esprit d'observation et de saillies humoristiques à une touchante sensibilité, nous ne pouvions avoir l'idée de publier une traduction entière de ses , icuvres. Il y en a plusieurs où sa fantaisie s'en va tellement au delà des régions de la réalité, .que tous les tableaux qu'il essaie de retracer dans cette espèce de songe ressemblent a des ombres vacillantes éclairées par les lueurs d'un pale crépuscule. Dans d'autres il se livre à de telles abstractions, qu'à peine pénètre-t-on le sens intime de sa pensée sous les images confuses et les aphorismes qui la voilent; enfin. Hoffmiinu est resté plus d'une fois au-dessous de lui-même ; son esprit et sa verve ont failli dans des essais qu'il n'a pas eu le temps de reprendre et d améliorer.

. Digitizcd by Googl e

Page 1