X INTRODUCTION
ment, and their common tastes and inclinations, led first to an intimate friendship, and then to that association in literary enterprise which proved to be so permanent and so fruitful. This association had its beginning about 1848, at first in only a modest way. Their earliest efforts were confined to short sketches published in local papers and read only by a narrow circle. Meantime, compelled to seek a livelihood, they had both removed to Paris, Erckmann to pursue the law, Chatrian to work in a railroad office. Vears of hardship followed, while their literary efforts met with only slight encouragement or reward. It was not till 1859 that they scored their first success in L'Iustre Docteur Aathéus, which, though first rejected by many publishers, became at once popular. This was followed by the Contes Fantastiques, Contes des Bords du Rhin, and other short stories, which revealed fully those fine qualities of art and of style that have made these, and the later works of their authors, so widely and permanently popular. Soon afterwards began the series of Romans Nalionaux—longe: stories, which artfully mirgled fact and fiction, on the glories and sufferings of the French nation, and esnecially of the soldiers and humbler people of France, during the wars of the Revolution and of the First Empire. These stories —properly neither novels nor romances—had immense popularity and great influence. Among them may be named Madame Thérèse (1863), Histoire d'un Conscrit de 1813 (1864), with its sequel Wz/erloo (1865); ZL’'Ami Fritz (1864); L'Homme du Peuple (1865); La Guerre (1866), etc., etc. In general their subject wa: the same : the
PUS SL. de
INTRODUCTION. xi
suffering and devotion of the army and the people in war; the glory of France and the price paid for it— especially the horrors cf war and the sweetness of peace, with rational liberty and social order:—this in a style simple and graphic, humorous and thrilling, expressed in the language of the people, and pictured in types of character, incident, and scenery of wonderful truth and imaginative power. The popularity of these stories was immense and their influence wide and profound. Later, 1872, after the Franco-German War, when Alsace had been surrendered to Germany, Z'Æistoire du‘ Plébiscite stirred again to its depths the sentiment of pau.otism and the love of liberty among the French people. ‘The writings of Erckmann-Chatrian have been a recoynized factor in the recent political history of France—aiways on the side of liberty and of peace.
Of these stories many have been translated into English, and several, in well-known American editions, are now ‘videly read in our schools and colleges. No texts could better illustrate the simple beauty and power of the French language, along with perfect purity of subject and of sentiment.
The authors produced also several dramas, with varying success, among them Ze Juif Polonais (1869), Les Rantzau, (1884), besides the dramatization of several of their earlier stories; but their fame will rest permanently upon their Short Stories (Con/es) and the XÆomans Nationaux.
With prosperity and fortune came the separation of the two friends, Erckmann returning to Phalsbourg, and Chatrian removing to St. Dié, in France. Thus their
xii INTROD CCTION.
collaboration ended. One must regret to add that later, on the publication by M. Chatrian of some new dramatic writings under the old name of Erckmann- Chatrian, there occurred a dispute about literary property, followed by a lawsuit (1889), and a complete rupture of the old relations. M. Chatrian died in 1890. M. Erckmann has since published several works under his own name.
As to the nature of the collaboration, it was so in:
timate that for a long time the duality of the authors was not generally known or suspected, nor could any criticism now detect their respective work. In fact their very diversity in character and temperament rendered their union more complete. The plan was their joint work, the writing mainly (or wholly) Erckmann’s; but the criticism, correction, and revision came from Chatrian. In the finished work neither knew what he could claim as his own. They have been well described as ‘“deux têles dans un bonnet.'’
The Contes Fantastiques, from wkich these selections are made, belong to their earlier and best period. The stories here included exhibit, in the simplest style, the highest qualities of the Short Story—a form of literary expression now most widely popular—of which Erckmann-Chatrian’s writings have given some ot the most perfect models.
En face de la chapelle Saint-Sébalt,! à Nuremberg, s'élève une petite auberge, étroite et haute, le pignon dentelé, les vitres poudreuses, le toit surmonté d'une Vierge en plâtre. C'est là que
s j'ai passé les plus tristes jours de ma vie. J'étais allé à Nuremberg pour étudier les vieux maîtres ? allemands; mais, faute d'espèces sonnantes,ÿ il me fallut faire des portraits....et quels portraits! De grosses commères, leur chat sur les genoux,
iodes échevins{ en perruque, des bourgmestres en tricorne, le tout enluminé d’ocre et de vermillon à plein godet.5
Des portraits je descendis aux croquis, et des
croquis aux silhouettes.
xs Rien de pitoyable comme d’avoir cr 1stamment
1Saint Sébalt (Sebaldus) is the patron saint of the city of Nuremberg.
‘les vieux maitres, i.e. of painting. Nuremberg is rich in monuments of early art.
Sespèces sonnantes, ready money—properly, coins—so used only in plural.
#échevins—now provincial, a/dermen.
5 à plein godet, &y fhe bucketful.
‘Rien de pitoyable, i.e. il n’y a rien, etc.
sur le dos un maître d'hôtel, les lèvre” : …ées, la voix criarde, l'air impudent, qui vie. vous dire chaque jour: «Ah çà! me payerez-vous bientôt, monsieur? savez-vous à combien se monte votre note? Non, cela ne vous inquiète pas.... Monsieur mange, boit et dort tranquillement .... Aux petits oiseaux le Seigneur donne la pâture.! La note de Monsieur se monte à deux cents florins et dix kreutzer....cen'est pasla peine? qu'onen parle.»
Ceux qui n'ont pas entendu chanter cette gamme, ne peuvent s’en faire une idée ; l'amour de l’art, l'imagination, l'enthousiasme sacré du beau se dessèchent au souffle d'un pareil drôle... Vous devenez gauche, timide; toute votre énergie se perd, aussi bien que le sentiment de votre dignité personnelle.
Une nuit, n'ayant pas le sou, comme d'habitude, et menacé de la prison par ce digne maître Rap, je résolus de lui faire banqueroute* en me cou-
1 Aux petits oiseaux, etc., paraphrase of a verse (647) of Racine's A’halie:
Aux petits des oiseaux il donne leur pâture, Et sa bonté s'étend sur toute la nature,
The florin and the kreutzer, coins of different values, at different times and places—so called because the former originally bore the image of a flower, the latter that of a cross. Such terms, where exact values are not required, are best left untranslated.
ce n'est pas la peine, etc.,—5f is not worth mentioning,—is of course, ironical.
“lui faire banqueroute, that is, to get rid of my debt to him. na? j
pant la gorge. Dans cette agréable pensée, assis sur mon grabat en face de la fenêtre, je me livrais à mille réflexions philosophiques, plus ou moins réjouissantes. Je n'osais ouvrir mon rasoir, de s peur que la force invincible de ma logique ne m'inspirât le courage d'en finir! Après avoir bien argumenté de la sorte, je soufflai r°1 chandelle, renvoyant la suite au lendemain.
Cet abominable Rap m'avait complétement soabruti. Je né voyais plus, en fait d’art,? que des silhouettes, et mon seul désir était d’avoir de l'argent, pour me débarrasser de son odieuse présence. Mais cette nuit-là, il se fit une singulière révolution dans mon esprit. Je m'éveillai vers isune heure, je rallumai ma lampe, et m'enveloppant de ma souquenille grise, je jetai sur le papier une rapide esquisse dans le genre hollandais... .5 quelque chose d’étrange, de bizarre, et qui n'avait aucun rapport avec mes conceptions habituelles. 20 Figurez-vous une cour sombre, encaissée entre de hautes murailles décrépites.... Ces murailles sont garnies de crocs, à sept ou huit pieds du sol. On devine, au premier aspect, une boucherie.
A gauche s'étend un treillage en lattes ; { vous 25 apercevez, à travers, un bœuf écartelé, suspendu
1 d’en finir, fo make an end of it.
* en fait d'art, 2x he matter of art—that is, only the worst and cheapest, to sell.
3 le genre hollandais— which excels in the realistic representation of natural objects.
“en lattes, of attice-work—of narrow strips.
à la voûte par d'énormes poulies. De larges mares de sang coulent sur les dalles et vont se réunir dans une rigole pleine de débris informes.
La lumière vient de haut, entre les cheminées, dont les girouettes se découpent dans un angle du ciel grand comme la main, et les toits des maisons voisines échafaudent vigoureusement leurs ombres d'étage en étage.
Au fond de ce réduit se trouve un hangar...
sous le hangar un bûcher, sur le bûcher des:o
échelles, quelques bottes de paille, des paquets de corde, une cage à poules et une vieille cabane à lapins hors de service.!
Comment ces détails hétéroclites ? s’offraient-ils
à mon imagination?... Je l'ignore; je n'avaisi1s
nulle réminiscence analogue, et pourtant, chaque coup de crayon était un fait d'observation fantas- - tique à force d’être vrai Rien n’y manquait!
Mais à droite, un coin de l'esquisse restait
blanc .... je ne savais qu'y mettre.... Là quelque 20
chose s’agitait, se mouvait.... Tout à coup j'y vis un pied, un pied renversé, détaché du sol. Malgré cette position improbable, je suivis l’inspiration sans me rendre compte de ma propre
pensée. Ce pied aboutit à une jambe.... sur la25
jambe, étendue avec effort, flotta bientôt un pan ‘de robe, ... Bref, une vieille femme, hâve, défaite, lhors de service, ouf of use—decayed.
? hétéroclites, 4eterogencous.
3 à force d'être vrai, /rom its very truth.
échevelée, apparut successivement, renversée au bord d'un puits, et luttant contre un poing qui lui serrait la gorge....
C'était une scène de meurtre que je dessinais.
s Le crayon me tomba de la main.
Cette femme, dans l'attitude la plus hardie,' les reins pliés sur la margelle du puits, la face contractée par la terreur, les deux mains crispées au bras du meurtrier, me faisait peur.... Je n'osais
1ola regarder. Mais l’homme, lui, le personnage de ce bras, je ne le voyais pas.... Il me fut impossible de le terminer.?
«Je suis fatigué, me dis-je, le front baigné de sueur, il ne me reste que cette figure à faire, je
15 terminerai demain.... Ce sera facile. »
Et je me recouchai, tout effrayé de ma vision. Cinq minutes après je dormais profondément.
Le lendemain j'étais debout au petit jour. Je venais de m'habiller, et je m'apprêtais à reprendre
20 l’œuvre interrompue, quand deux petits coups retentirent à la porte.
«Entrez !»
La porte s'ouvrit Un homme déjà vieux, grand, maigre, vêtu de noir, apparut sur le seuil,
25 La physionomie de cet homme, ses yeux rapprochés, son grand nez en bec d’aigle surmonté d'un front large, osseux, avait quelque chose de sévère. Il me salua gravement.
l'hardie, means here, exposed, # terminer, fo finish, i.e. in the sketch.
8 L'ÉSQUISSE MYSTÉRIEUSE
«M. Christian Vénius, le peintre? dit-il.
— C'est moi, monsieur.»
Il s’inclina de nouveau, ajoutant:
«Le baron Frédéric Van! Spreckdal ?»
L'apparition, dans mon pauvre taudis, du riche 5 amateur Van Spreckdal, juge au tribunal criminel, m'impressionna vivement. Je ne pus m'empêcher de jeter un coup d'œil dérobé sur mes vieux meubles vermoulus, sur mes tapisseries humides et sur mon plancher poudreux. Je me sentais humi- 10 lié d’un tel délabrement.... mais Van Spreckdal ne parut pas faire attention à ces détails, et s’asseyant devant ma petite table :
«Maître? Vénius, reprit-il, je viens....»
Mais, au même instant, ses yeux s'arrétèrent 15 sur l’esquisse inachevée.... il ne termina point sa phrase. Je m'étais assis au bord du grabat, et l'attention subite que ce personnage accordait à l'une de mes productions, faisait battre mon cœur d'une appréhension indéfinissable. 20
Au bout d'une minute, Van Spreckdal levant la tête:
«Êtes-vous l’auteur de cette esquisse ? me dit-il le regard attentif.
— Oui, monsieur. 25
— Quel en est le prix?
1 Van (German von), Dutch prefix, usually denoting noble
or aristocratic descent.
3 Maître, here only title of respect: Mr.
ble
— Je ne vends pas mes esquisses... C'est le projet d’un tableau.
— Ah!» fit-il, en levant le papier du bout de ses longs doigts jaunes.
$ Ilsortit une lentille de son gilet, et se mit à étudier le dessin en silence.
Le soleil arrivait alors obliquement dans la mansarde. Van Spreckdal ne murmurait pas un mot; son grand nez se recourbait en grifle, ses larges
sourcils se contractaient, et son menton, se relevant en galoche,! creusait mille petites rides dans ses longues joues maigres. Le silence était si profond que j'entendais distinctement le bourdonnement plaintif d'une mouche, prise dans une toile 15 d’araignée.
«Et les dimensions de ce tableau, maître Vénius ? fit-il enfin sans me regarder.
— Trois pieds sur quatre.
— Le prix?
2o — Cinquante ducats.»
Van Spreckdal déposa le dessin sur la table, et tira de sa poche une longue bourse de soie verte, allongée en forme de poire; il en fit glisser les
anneaux...” 23 «Cinquante ducats! dit-il, les voilà.»
J'eus un éblouissement.
Le baron s'était levé, il me salua, et j'entendis
l'en galoche, /ke the point of a wooden shoe. ‘les anneaux. The old silk purse, with iis sliding rings, is now almost forgotten.
10 L'ESQUISSE MYSTÉRIEUS.
sa grande canne à pomme d'ivoire résonner sur chaque marche jusqu’au bas de l'escalier. Alors, revenu de ma stupeur, je me rappelai tout à coup que je ne l'avais pas remercié, et je descendis les cinq étages comme la foudre; mais, arrivé sur le 5 seuil, j'eus beau regarder ! à droite et à gauche, la rue était déserte.
«Tiens! me dis-je, c’est drôle !...»
Et je remontai l'escalier tout haletant.
IT
La manière surprenante dont Van Spreckdal ve- 10 nait de m'apparaître me jetait dans une profonde extase : «Hier, me disais-je en contemplant la pile de ducats étincelant au soleil, hier je formais le dessein coupable de me couper la gorge, pour quelques misérables florins, et voilà qu'aujourd'hui 15 la fortune me tombe des nues.... Décidément, j'ai bien fait de ne pas ouvrir mon rasoir, et si jamais la tentation d'en finir me reprend, j'aurai soin de remettre la c'iose au lendemain. »
Après ces réflexicas judicieuses, je m'’assis pour 20 terminer l’esquisse ; quatre coups de crayon, et c'était? une affaire faite. Mais ici m’attendait une déception incompréhensible. Ces quatre coups de crayon, il me fut impossible de les donner; j'avais perdu le fil de mon inspiration, le person-25 nage mystérieux ne se dégageait pas des limbes de
1 j'eus beau regarder, Z /ooked in vain.
* The imperfect is here used for the conditional.
mon cerveau. J'avais beau l’évoquer, l’'ébaucher, le reprendre; ilne s’accordait pas plus avec l’ensemble qu'une figure de Raphaël! dans une tabagie de Téniers!.... J'en suais à grosses gouttes.
s Au plus beau moment, Rap ouvrit la porte sans frapper, suivant sa louable habitude, ses yeux se fixèrent sur ma pile de ducats, et d'une voix glapissante il s’écria :
«Eh! eh! je vous y prends? Direz-vous encore,
ro monsieur le peintre, que l'argent vous manque....»
Et ses doigts crochus s'avancèrent avec ce tremblement nerveux que la vue de l'or produit toujours chez les avares.
Je restai stupéfait quelques secondes.
15 Le souvenir de toutes les avanies que m'avait infligées cet individu, son regard cupide, son sourire impudent, tout m'exaspérait. D'un seul bond je le saisis, et le repoussant des deux mains hors de la chambre, je lui aplatis le nez avec la porte.
20 Cela se fit avec le cric-crac et la rapidité d'une tabatière à surprises.°
Mais dehors le vieil usurier poussa des cris d’aigle : su |
«Mon argent! voleur! mon argent!»
‘ Raphaël (Italy, 1483-1520), Téniers (father and son, of Antwerp, 1582-1649, and 1610-1690) here represent the extremes of the romantic and realistic schools of painting.
? je vous y prends, Ze got you now—as We Say, to catch in the act.”
4 tabatière à surprises, « magic box—a ‘‘ jack in the box” —for playing tricks.
Les locataires sortaient de chez eux et demandaient :
«Qu’'y a-t-il donc? Qu'est-ce qui se passe?»
Je rouvris brusquement la porte, et dépêchant, dans l’échine de maître Rap, un coup de pied qui 5 le fit rouler plus de vingt marches:
«Voilà ce qui se passe!» m'écriai-je hors de moi. Puis je refermai la porte à double tour,! tandis que les éclats de rire des voisins saluaient maître Rap au passage. 10
J'étais content de moi, je me frottaisles mains .…. Cette aventure m'avait remis en verve;* je repris l'ouvrage et j'allais terniiner l’esquisse lorsqu'un bruit inusité frappa mes oreilles.
Des crosses de fusil se posaient sur le pavé de15 la rue.... Je regardai par ma fenêtre et je vis trois gendarmes, la carabine au p'ed, le chapeau à claque de travers, en faction à la porte d’entrée.
«Ce scélérat de Rap se serait-il cassé “ quelque 20 chose ?» me dis-je avec effroi.
Et voyez l'étrange bizarrerie de l’esprit humain: moi qui voulais la veille me couper la gorge, je
1 à double tour—this phrase, properly of a double lock, may be rendered : /ocked and bolted,
3 remis en verve, ad revived my spirits.
8 chapeau à claque, etc., fheir cocked hats crosswise, standing (on duty) at te front door.
4 se serait-il cassé—the reflexive shows the reference to his own body or limbs.
frémis jusqu’à la moelle des os, en pensant qu’on pourrait bien me pendre, si Rap était mort.
L'escalier s'emplissait de rumeurs confuses.... C'était une marée montante de pas sourds, de cli-
s quetis d'armes, de paroles brèves.
Tout à coup on essaya d'ouvrir ma porte. Elle était fermée!
Alors ce fut une clameur générale.
« Au nom de la loi.... ouvrez!»
s Je melevai, tremblant, les jambes vacillantes. .….
«Ouvrez !» reprit la même voix.
Voyant que la fuite était impossible, je m'approchai de la porte en chancelant, et je fis jouer? la serrure.
15 Deux poings s'abattirent aussitôt sur mon collet. Un petit homme trapu qui sentait le vin, me dit:
«Je vous arrête!» |
Il portait une redingote vert bouteille;* boutonnée jusqu'au menton, un chapeau en tuyau de
20 poêle #....il avait de gros favoris bruns ....des bagues à tous les doigts, et s'appelait Passauf....
C'était le chef de la police.
Cinq têtes de bouledogue, à petite casquette plate, le nez en canon de pistolet, la mâchoire in-
l fis jouer, sprang, or {urned.
2 vert bouteille, bortle-green. Such forms have no inflection.
sen tuyau de poêle, a stovepipe hat.
“le nez, etc., with long, sharp noses (like pistol-barrels) and lower jaws protruding like hooks. Note the idiomatic
férieure débordant en crocs, m'observaient du dehors.
«(Que voulez-vous ? demandai-je à Passauf.
— Descendez,» s’écria-t-il brusquement en faisant signe à l’un de ses hommes de m’empoi- 5 gner. -
Celui-ci m'entraîra plus mort que vif, pendant que les autres bouleversaient ma chambre de fond en comble.
Je descendis, soutenu sous les bras, comme un 10 phthisique à sa troisième période! . , . . les cheveux épars sur la figure, et trébuchant à chaque pas.
On me jeta dans un fiacre, entre deux vigoureux gaillards, qui me laissèrent voir charitablement le 15 bout de deux casse-tête, retenus au poignet par un cordon de cuir . . . . puis la voiture partit.
J'entendais rouler derrière nous les pas de tous les gamins de la ville. |
(Qu’ai-je donc fait?» demandai-je à l'un de2o mes gardiens.
Il regarda l’autre avec un sourire bizarre, et dit:
«Hans *.... il demande ce qu'il a fait!»
Ce sourire me glaça le sang.
use of à in the line above; also, of the French singular— English plural—as usual.
lun phthisique, etc., /ike a man in the last stage of consumplion.
?Hans (from Johann, /o4n, our Jack). Proper names are usually left untranslated,
ÿ à h Es # À #
Bras:
sata LÉRT EME