Petite armoire dans le mur de la chemm
formidable can! can! et comme il passait près du fumier en se sauvant le Chien lui mordit la cuisse.
Retourné auprès de ses compagnons et interrogé par eux, le Loup raconta qu'une bande nombreuse de gens s'était établie dans la cabane.
« Jugez-en, ajouta-t-il; en entrant, un forgeron m'a donné un coup de marteau, un savetier m'a piqué d'un paquet d'alênes, un maçon réparant la cheminée m'a jeté du mortier dans l'œil, et comme je m'échappais, un journalier m'a frappé d'un coup de fourche, tandis qu'un autre homme criait à tue- tête : Attends! Attends! »
Plus épouvantés que jamais, les loups se sauvèrent bien loin et ne revinrent jamais au bois de Vadencourt. Le lendemain, le Chat trouva la bourse des loups et, de compagnie, nos cinq animaux allèrent la porter à leur vieux maître, le batteur d'huile du moulin, avec qui depuis ce jour ils vécurent heureux, mangeant à discrétion et s'égaudissant fort lorsque l'Ane ou le Canard faisait le récit de la journée passée dans le bois de Vadencourt, à la cabane aux loups.
{Conté en 1878, à Mailly-de-la-Somme, par M. Al" p ho nse Maison.)