LES BETES DU MEUNIER ET LES LOUPS
« Hi ! Han ! hi ! han ! fît l'Ane d'une voix de tonnerre.
— Miaou ! Miaou ! fit le Chat.
— Aou! Aou! Aou! dit le Chien.
— Coquiacou! Coquiacou! éclata le Coq.
— Can! Can ! Can f Can! ajouta le Canard.
Effrayés de ce vacarme épouvantable , les
loups, croyant avoir mille légions de diables à leurs trousses, quittèrent la maison et s'enfuirent tout au loin.
Bien joyeuses les bêtes du moulin entrèrent dans la cabane et mangèrent à la santé des loups d'un excellent repas préparé par ces derniers. Lorsqu'ils eurent bien mangé, ils songèrent à se reposer. jL* Ane se coucha près de la porte, le Chat sur Yarmoilette ! , le Chien sur le fumier de la cour, le Coq sur la cheminée, le Canard sur le buffet.
Les loups étaient enfin revenus de leur frayeur. Ils chargèrent un des rusés de la bande d'aller en éclaireur voir par lui-même quelle était la cause du concert qui les avait interrompus dans leur fête. Le Loup partit, fouilla partout et arriva à la maison. N'entendant aucun bruit, il entra. L'Ane l'apercevant lui envoya un grand coup de pied en passant; le Chat lui donna un coup de griffe, le Coq lui fit c... dans l'œil, le Canard poussa un