‹ Contes françaisChapitre 30 sur 89 · LES TROIS ROSES ET LES TROIS CHIENS · texte numérisé non relu

LES TROIS ROSES ET LES TROIS CHIENS

tant où le chercheur d'aventures avait été changé en pierre. Les deux frères s'en aperçurent et prévinrent leur père.

a Votre frère est en grand danger. Jacques, siffle ton chien, et vole au secours de ton aîné. »

Jacques siffla son chien et se mit à la recherche de son frère. Lui aussi arriva devant le château merveilleux, traversa des cours, des corridors et des salles et trouva la vieille filant sa quenouille.

« Hé, la vieille! N'avez-vous point vu mon frère aîné venir dans ce château ?

— Si, si. Il est dans cette grande salle. Laisse ton chien et attache-le à mon peloton de fil, et je te laisserai libre d'entrer. »

Jacques attacha le chien et se trouva à l'instant même changé en pierre, tandis que la vieille se remettait à filer.

Le second rosier avait perdu ses feuilles et ses fleurs.

Quand le cadet s'en aperçut, il siffla son chien, dit adieu à son père et se mit à chercher ses frères.

Arrivé au château, il vit les chevaliers et les belles dames alignés le long des murs et il soup-

çonna quelque piège. Aussi quand la viei dit d'attacher son chien à son peloton de »£j, s'écria :

a Fidèle, mon chien, saute donc à la go cette maudite sorcière! »

Et le chien prit son élan, saisit la vieille

cou et l'étrangla. Au même moment le c

fut détruit, et les chevaliers, les princes, les

dames et leurs chevaux, les deux frères et

.ç, chiens, revinrent à la vie, tandis que dans

*"*fc din de l'ancien pêcheur, les trois rosiers :

■'*.'[ rissaient de plus belle et n'avaient jamais

beaux.

Les chevaliers et les princesses quittèi ■5j£k château après avoir bien remercié le jeune h<

Les deux plus jolies des belles dames qui là suivirent les jeunes gens et les épousère • -j**- Et il y eut des noces si belles, si belle

Eî\|' depuis que le monde est monde on n'a

J;. vu leurs pareilles.

-;tr

(Conté à Paris, en 1 883, par M. Georges C h lier, qui l'a recueilli d'un jeune Normand J

ïtF^m

Page 1