‹ ContesChapitre 11 sur 24 · ROMANCE · texte numérisé non relu

ROMANCE

Étrennes à M"^^ G***

Amour à la fermière! elle est

Si gentille et si douce!

C'est l'oiseau des bois qui se plaît

Loin du bruit dans la mousse.

Vieux vagabond qui tends la main,

Enfant pauvre et sans mère, Puissiez-vous trouver en chemin

La ferme et la fermière !

De l'escabeau vide au fo^'er Là le pauvre s'empare,

Et le grand bahut de noyer Pour lui n'est point avare.

C'est là qu'un jour je vins m' asseoir, Les pieds blancs de poussière;

Un jour,... puis en marche! et bonsoir La ferme et la fermière !

Mon seul beau jour a dû finir,

Finir dès son aurore; Mais pour moi ce doux souvenir

Est du bonheur encore :

En fermant les jeux je revois

L'enclos plein de lumière, La haie en fleur, le petit bois,

La ferme et la fermière !

Si Dieu, comme notre curé

Au prône le répète, Paye un bienfait (même égaré).

Ah ! qu'il songe à ma dette !

Qu'il prodigue au vallon les fleurs,

La joie à la chaumière, Et garde des vents et des pleurs

La ferme et la fermière !

Chaque hiver qu'un groupe d'enfants

A son fuseau sourie, Comme les anges aux fils blancs

De la Vierge Marie !

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