‹ ContesChapitre 9 sur 24 · FABLIAU NORMAND · texte numérisé non relu

FABLIAU NORMAND

Aux amis de M. M***, qui me conseillaient de lui rendre visite pour le consoler d'un grand malheur.

Oh ! non, je n'irai pas, sous son toit solitaire, Troubler ce juste en pleurs par le bruit de mes pas : Car i! est, voyez-vous, de grands deuils sur la terre, Devant qui l'amitié doit prier et se taire : Oh ! non, je n'irai pas.

Lorsque de ses douleurs le blond fils de Marie, Mourant, réjouissait Sion et Samarie,

Hérode, Pilate et l'enfer; Son agonie émut d'une pitié profonde Les anges dans le ciel, les femmes en ce monde

Et les petits oiseaux dans l'air.

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